Sur le site internet de l’Actualitté – L’autoédition ‘menace la perception de la légitimité, de l’utilité’ de l’éditeur

Actualitté : Nicole Saint-Jean, présidente de l’Association Nationale des Éditeurs de Livres (Québec), a publié un billet qui faisait suite à l’Assemblée générale annuelle de l’ANEL. L’Association poursuivra donc son engagement dans la défense des éditeurs, face aux « grands changements qui déstabilisent le monde du livre, car ils se produisent à une vitesse vertigineuse et proviennent de tous les côtés à la fois ».

Et de souligner plusieurs points essentiels, notamment sur la relation aux lecteurs, qui diminuent en nombre « en raison de la concurrence accrue provenant des autres médias ou supports de divertissement ». Elle évoque l’envie peut-être moindre de lire, mais surtout le temps consacré à cette activité, en diminution. Et puis, écho à l’actualité, la baisse des revenus, du fait de « pressions provenant de nos revendeurs », ou, plus prosaïquement, par la fermeture de points de vente.

Ainsi, c’est le modèle économique qui est interrogé, avec la nécessité d’en expérimenter de nouveaux, « notamment dans le numérique ». Ces technologies, qui s’intègrent progressivement dans le secteur, impliquent de « réinventer nos façons de communiquer avec notre lectorat, nécessitant des ressources financières et humaines supplémentaires ou complémentaires ». Quant au livre numérique lui-même, depuis « la création, jusqu’à la commercialisation », il apporte son lot d’inquiétudes.

Ainsi, « cette technologie favorise l’éclosion d’une industrie de l’autoédition qui menace la perception de notre légitimité ou de notre utilité, et qui touche la nature même de notre profession d’éditeur. Il est plus que temps de travailler activement à la valorisation du métier d’éditeur ». Autoédition, autopublication, des solutions qui semblent converger vers les acteurs américains, comme Amazon et son modèle Kindle Direct Publishing, qui peut séduire les auteurs, avec les 70 % de droits reversés sur les ventes.

Actualitté : Moins de livres imprimés en 2013, l’impression à la demande souffre

Actualitté : Le nouveau rapport de Bowker concernant l’impression de livres aux Etats-Unis, au cours de l’année 2013, montre qu’une double tendance s’est dégagée. D’une part, moins de livres traditionnellement imprimés ont été réalisés. Mais d’autre part, on assiste à une diminution de l’impression à la demande, après plusieurs années de très forte croissance.

La production américaine a donc ralenti de nouveau : en 2012, on enregistrait 309.597 titres imprimés, et pour 2013, les prévisions envisagent 304.912. Une diminution de l’impression qui montre toutefois une certaine stabilité, en dépit de la concurrence que l’on attribue toujours aux livres numériques. Les chiffres, présentés dans un rapport officiel de Bowker, indiquent néanmoins un autre fait intéressant.

Alors qu’en 2013, 1,108.183 million de livres ont été réalisés en impression à la demande, c’est une diminution drastique, alors qu’en 2012, on avait vu 2,042.840 millions de livres imprimés en Print on Demand. Or, la croissance semblait particulièrement prometteuse : entre 2011 et 2012, les chiffres enregistraient une croissance de 55 % dont les acteurs espéraient bien qu’elle se poursuivrait.

Le secteur de l’impression non traditionnelle est composé essentiellement de maisons de réimpressions spécialisées dans les oeuvres du domaine public, ainsi que par les services dédiés à l’autopublication. Leurs titres sont alors commercialisés quasi exclusivement par internet, et imprimés à la demande.

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Toronto : la dernière librairie francophone va fermer

Les difficultés financières des librairies francophones, en Ontario, sont connues depuis longtemps. En juin dernier, la plus peuplée des provinces du pays, voyait déjà de lourds nuages bien noirs s’amonceler sur la tête des établissements. Aujourd’hui, on apprend que la Maison de la Presse internationale, va fermer. Il s’agissait de la dernière librairie francophone du territoire.

Depuis une dizaine d’années, le lieu offrait une large sélection de magazines et de livres en langue française. Mais après la fermeture de la librairie Champlain en 2009, ce dernier îlot de francophonies accueillait des lecteurs férus. Mais la Maison n’avait pas recueilli l’ensemble des clients de l’autre établissement.

« C’est la fin du chemin pour nous », explique Cathy Ola, manager de l’endroit. La clientèle a fini par déserter progressivement les lieux, et les actuels résidants ne sont pas de grands acheteurs de livres, pas plus qu’ils ne fréquentent l’endroit, tout simplement.

Évidemment, les commandes en ligne seront la solution pour les clients fidèles qui souhaitaient lire en français. « Mais dans la commande en ligne, il n’y aura pas d’interaction », insiste Cathy.

Sauf que depuis 10 ans, pas une seule année n’a vu les comptes de la société dans le vert. En outre, le Festival international du film, qui se déroulait à Toronto, a changé de quartier : une réelle perte pour le commerce local.

Inquiété, Gilles Levasseur, président de l’association des auteurs de l’Ontario, explique : « D’ici 15 ans, Toronto va être la place où il va y avoir le plus de francophones en Ontario. Par conséquent, il faut aller chercher ce marché maintenant pour être capable de continuer de vendre à ce marché-là. »

Référence : Actualitté.

Croissance exponentielle du marché français de l’ebook en 2013

Actualitté : La plateforme de lecture numérique en streaming, Youboox, vient de publier une infographie concernant les dernières évolutions de la consommation d’ebooks sur le territoire français. Quand les ventes de livres papier ont chuté de 2,7 % entre 2012 et 2013, passant de 4,2 à 3,9 milliards de chiffres d’affaires, le marché de l’ebook a quant à lui inversement progressé de 110 % sur la même période.

Comme le rapporte l’infographie, aujourd’hui, tandis que plus de 30 millions d’appareils supports à la lecture numérique circulerait en France, près d’un cinquième des Français, soit 18 %, serait désormais équipé d’une tablette numérique. Sur le territoire auraient été acquis quelque 500 000 readers et 6,2 millions de tablettes rien que sur l’année 2013. Un quart des sondés envisagerait toujours d’acheter une tablette, signe que le taux d’équipement devrait encore progresser. L’achat à l’acte pèserait pour plus de 95 % du chiffre d’affaires de l’ebook, quand la lecture en streaming, balbutiante, s’accapare les 5 % du marché restant. La disponibilité du service mobile, son prix ainsi que la variété du catalogue sont les facteurs qui séduisent le consommateur.

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Source : Actualitté >>>>

Actualitté : Au Canada, des écrivains trop subventionnés pour prendre des risques, estime l’auteur et juré américain Gary Shteyngart

Actualitté : Les écrivains canadiens sont-ils de grandes feignasses paresseuses, qui se reposent sur des lauriers littéraires ? C’est que ce l’ancien juge du prix Scotiabank Giller estime. Gary Shteyngart estime que les auteur/es ne prennent pas de risques dans leur travail, et se contentent de pas grand-chose.

Auteure et critique britannique, Victoria Glendinning avait fait sensation, en 2009, alors qu’elle était membre du jury, et affirmé que de nombreux auteurs canadiens s’épanouissaient dans une sorte de ventre mou. Elle s’était même attaquée au saint des saints, en dénonçant le système de subventions gouvernementales. « Il semble qu’au Canada, vous avez juste à écrire un roman pour obtenir des subventions du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts de votre province. » L’ancien juré, Gary Shteyngart, avait frappé également sur la vache sacrée canadienne, et dans des termes assez proches.

Mais sa dernière attaque est plus sévère. « Permettez-moi de vous dire ceci. J’étais le juré d’un prix canadien, et c’est un prix subventionné, et ils [NdR : les livres] sont subventionnés, ils reçoivent tous des subventions. Sur un million d’entrées, nous en avons trouvé quatre ou cinq très bons, mais les gens ne prennent pas les mêmes putain de risques ! Peut-être qu’ils veulent plaire au Conseil des Arts de l’Ontario, ou qu’en sais-je ! »

Les organismes de financements ont rétorqué que l’intéressé ne connaît rien aux systèmes de subventions. Pas nécessairement qu’il se trompait…

Souce : Actualitté (via Quill and Quire)

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