Archie, c’est fini : le numéro 666 marque la fin de la série

[Actualitté] L’une des séries les plus longues de l’histoire du comics américain s’arrêtera l’été prochain. Archie, centrée sur l’adolescent Archibald « Chick » Andrews et son quotidien au lycée de Riverdale, avait démarrée en décembre 1941 dans le magazine Pep Comics. Des décennies plus tard, cette série principale s’arrête, pour mieux reprendre sous une forme modernisée.

La série Archie n’est pas restée seule bien longtemps : face au succès rencontré par ce rouquin typiquement américain, les séries dérivées n’ont pas tardé, et c’est un véritable empire médiatique qui s’est construit. La société qui l’a publié pour la première fois s’appelait en effet MLJ Comics, avant de préférer le nom de son personnage à succès, dès l’année 1942 et le premier magazine entièrement consacré au jeune homme.

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La loi française impose aux éditeurs de vendre un ebook sans DRM

Actualitté – Voilà une nouvelle qui risque fort de ne pas réjouir Adobe, principal fournisseur de solutions de protection de livres numériques au monde. Dans le cadre de l’accord auteurs éditeurs, une clause a été introduite, impliquant que l’éditeur respecte une exploitation permanente et suivie. Cela concerne l’édition imprimée et numérique – et pour cette dernière, il y a obligation à « rendre accessible à la vente, dans un format numérique non propriétaire ». Propriétaire, vous avez dit ?

Au cours d’une rencontre organisée à la Société des Gens de Lettres, pour détailler les conditions du nouveau contrat d’édition, la responsable juridique Valérie Barthez a évoqué, immanquablement, la question de l’exploitation permanente et suivie, deux clauses distinctes. Pour la forme numérique de l’œuvre, quatre points sont impératifs pour l’éditeur :

  • Exploiter l’œuvre dans sa totalité sous une forme numérique.
  • La présenter à son catalogue numérique.
  • La rendre accessible dans un format technique exploitable en tenant compte des formats usuels du marché et de leur évolution, et dans au moins un format non propriétaire.
  • La rendre accessible à la vente, dans un format numérique non propriétaire, sur un ou plusieurs sites en ligne, selon le modèle commercial en vigueur dans le secteur éditorial considéré. (voir à cette adresse, dans l’Annexe)

Une auteure présente soulevait alors une question particulièrement intéressante : si le non-respect de l’une de ces clauses entraîne la résiliation du contrat d’édition, cette condition de format non propriétaire n’implique-t-elle pas que l’éditeur soit alors contraint à vendre ses ebooks sans DRM ? Autrement dit : la loi et le Code de la Propriété intellectuelle ainsi modifiés rendraient-ils obligatoire la vente de livres numériques sans les verrous d’Adobe ? Tout porte à le croire…

Cécile Roumiguière, interrogée par ActuaLitté, précise sa pensée : « Je me suis aperçue que le sujet du format propriétaire était forcément lié aux DRM. Or, un DRM, c’est une contrainte imposée au fichier. C’est monstrueux, d’ailleurs, de se jeter pieds et poings liés dans cette solution de protection, totalement inutile. Et pour le lecteur, c’est insultant : cela revient à le considérer comme un voleur d’emblée. »

Sournoisement, le DRM devient aussi un motif avancé par des éditeurs pour ne pas augmenter les droits numériques versés aux auteurs. Certains expliquent, sans vergogne, que le fichier numérique coûte plus cher à créer, et que l’insertion du DRM augmente encore le coût de fabrication – ce qui est, évidemment, faux. « Si l’on propose une version sans DRM de l’ebook, cela rendrait les autres caduques de fait », insiste Cécile Roumiguière. Et l’argument financier, pour les droits numériques, tomberait illico.

Le DRM, ou le retour du MDR

Le DRM introduit une licence propriétaire dont il faut que chacun s’acquitte – plusieurs dizaines de milliers de dollars annuels – pour que l’appareil de lecture ou l’application puissent supporter un EPUB avec DRM.

Si l’on se souvient un peu de l’histoire, qui a la douloureuse tendance à se répéter, cette question de lecture de fichiers et de DRM s’était posée, en avril 2013, au sujet du logiciel VLC et des Blu-ray. L’HADOPI n’avait en effet aucune possibilité de contraindre le consortium d’acteurs derrière ce format propriétaire, et bourré de DRM, de fournir les secrets de son cryptage.

La société Videolan, qui éditait le logiciel VLC, bien connu déjà, devait demander des licences auprès des ayants droit, en payant la facture nécessaire, pour avoir le droit de lire les Blu-ray. Or, cette solution logicielle était la principale porte d’accès pour les utilisateurs du système d’exploitation Linux, désireux de lire des galettes à raie bleue.

Si l’on transpose la situation au livre numérique, le calcul est simple : un utilisateur de Linux ne peut pas lire de livres numériques avec DRM, parce qu’aucune solution logicielle n’existe. Or, les éditeurs ont l’obligation de commercialiser un fichier en format non propriétaire. Comme le DRM transforme même l’EPUB en fichier propriétaire, alors les éditeurs ont obligation de commercialiser des ebooks sans DRM. C’est presque enfantin.

Actualitté – La Courte échelle : Nouvel appel d’offres et des droits d’auteurs en suspens

Toujours à la recherche des mêmes béquilles : les intervenants culturel – pourtant si bien subventionnés depuis des années – se fient encore une fois sur le Gouvernement pour régler leurs problèmes de gestion ! Mais qui en paiera les frais comme à l’accoutumée ? La réponse est simple : les contribuables… les ouvriers et autres travailleurs, payeurs d’impôt. :-(

Actualitté – Suite à la faillite, une demi-douzaine d’offres de rachat pour les éditions La Courte échelle aurait été déposée au matin de l’assemblée des créanciers, le 31 octobre. Mais visiblement sans convaincre, car un nouvel appel d’offres a été lancé ce mardi. La question des droits d’auteur, alors que des milliers de dollars restent impayés sur les ventes 2013-2014, s’invite à Ottawa. Louis Plamondon, du parti Bloc québécois, a demandé des comptes au gouvernement Harper, l’accusant d’être sourd aux plaintes de la culture québécoise.

Face à l’assaut de Plamondon, la ministre du Patrimoine canadien, Shelly Glover, aurait botté en touche, préférant promouvoir la façon dont son gouvernement soutient « la création, la présentation, la publication et la distribution des arts et de la culture à travers le pays ». Ce qui ne change pas grand-chose au fait que 130 écrivains et illustrateurs n’ont pas touché leurs droits d’auteur, une somme qui s’élèverait à 320.000 dollars, selon certaines estimations.

Le problème est que la Loi fédérale sur la faillite et l’insolvabilité a préséance sur la loi québécoise concernant le statut des artistes, qui régit les contrats d’auteurs. Ainsi, en cas de faillite d’une maison d’édition, les auteurs risquent de perdre le contrôle de leurs œuvres, dont les droits pourraient passer aux nouveaux acquéreurs, sans le consentement des créateurs.

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Actualitté : Une mise en faillite atterrante des éditions de la Courte échelle (Québec)

Actualitté : Cette semaine, triste nouvelle au Québec : les éditions La Courte Échelle, éditeur jeunesse situé au Québec, se trouvent dans une difficile situation financière. Au 23 septembre, l’ensemble des employés ont été mis à pied, avec les salariés des filiales de la maison. Retours massifs et changements intempestifs de distributeurs ont contraint Hélène Derome, la directrice, à se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

La nouvelle a provoqué une vive inquiétude dans le monde du livre québécois : avec 700 titres, s’était installée dans le paysage éditorial depuis 35 ans. « Pour l’instant, j’aimerais faire en sorte que ça puisse continuer sous une forme ou une autre. […] La première préoccupation, ce sont les auteurs : on doit s’assurer que les œuvres perdurent et soient protégées », déclarait la directrice.

Et ce sont les auteurs qui réagissent tout particulièrement. L’Union des écrivaines et des écrivains québécois se dit « atterrée par la nouvelle de la mise en faillite » de l’éditeur. La Courte échelle avait donné « un essor sans précédent à la littérature jeunesse. La nouvelle sème la consternation à l’heure où le milieu du livre connaît d’importantes difficultés ».

Une mise en faillite représente une perte importante « pour des dizaines et des dizaines d’auteurs qui ont publié avec assiduité à la courte échelle et se retrouvent sans éditeur », poursuit l’UNEQ. D’autant plus que la Courte échelle avait constitué un très honorable catalogue, également dans le domaine scolaire, faisant connaître des écrivains sur le territoire québécois, mais également partout dans le monde.

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Sur le site internet de l’Actualitté – L’autoédition ‘menace la perception de la légitimité, de l’utilité’ de l’éditeur

Actualitté : Nicole Saint-Jean, présidente de l’Association Nationale des Éditeurs de Livres (Québec), a publié un billet qui faisait suite à l’Assemblée générale annuelle de l’ANEL. L’Association poursuivra donc son engagement dans la défense des éditeurs, face aux « grands changements qui déstabilisent le monde du livre, car ils se produisent à une vitesse vertigineuse et proviennent de tous les côtés à la fois ».

Et de souligner plusieurs points essentiels, notamment sur la relation aux lecteurs, qui diminuent en nombre « en raison de la concurrence accrue provenant des autres médias ou supports de divertissement ». Elle évoque l’envie peut-être moindre de lire, mais surtout le temps consacré à cette activité, en diminution. Et puis, écho à l’actualité, la baisse des revenus, du fait de « pressions provenant de nos revendeurs », ou, plus prosaïquement, par la fermeture de points de vente.

Ainsi, c’est le modèle économique qui est interrogé, avec la nécessité d’en expérimenter de nouveaux, « notamment dans le numérique ». Ces technologies, qui s’intègrent progressivement dans le secteur, impliquent de « réinventer nos façons de communiquer avec notre lectorat, nécessitant des ressources financières et humaines supplémentaires ou complémentaires ». Quant au livre numérique lui-même, depuis « la création, jusqu’à la commercialisation », il apporte son lot d’inquiétudes.

Ainsi, « cette technologie favorise l’éclosion d’une industrie de l’autoédition qui menace la perception de notre légitimité ou de notre utilité, et qui touche la nature même de notre profession d’éditeur. Il est plus que temps de travailler activement à la valorisation du métier d’éditeur ». Autoédition, autopublication, des solutions qui semblent converger vers les acteurs américains, comme Amazon et son modèle Kindle Direct Publishing, qui peut séduire les auteurs, avec les 70 % de droits reversés sur les ventes.

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