Actualitté – La Courte échelle : Nouvel appel d’offres et des droits d’auteurs en suspens

Toujours à la recherche des mêmes béquilles : les intervenants culturel – pourtant si bien subventionnés depuis des années – se fient encore une fois sur le Gouvernement pour régler leurs problèmes de gestion ! Mais qui en paiera les frais comme à l’accoutumée ? La réponse est simple : les contribuables… les ouvriers et autres travailleurs, payeurs d’impôt. :-(

Actualitté – Suite à la faillite, une demi-douzaine d’offres de rachat pour les éditions La Courte échelle aurait été déposée au matin de l’assemblée des créanciers, le 31 octobre. Mais visiblement sans convaincre, car un nouvel appel d’offres a été lancé ce mardi. La question des droits d’auteur, alors que des milliers de dollars restent impayés sur les ventes 2013-2014, s’invite à Ottawa. Louis Plamondon, du parti Bloc québécois, a demandé des comptes au gouvernement Harper, l’accusant d’être sourd aux plaintes de la culture québécoise.

Face à l’assaut de Plamondon, la ministre du Patrimoine canadien, Shelly Glover, aurait botté en touche, préférant promouvoir la façon dont son gouvernement soutient « la création, la présentation, la publication et la distribution des arts et de la culture à travers le pays ». Ce qui ne change pas grand-chose au fait que 130 écrivains et illustrateurs n’ont pas touché leurs droits d’auteur, une somme qui s’élèverait à 320.000 dollars, selon certaines estimations.

Le problème est que la Loi fédérale sur la faillite et l’insolvabilité a préséance sur la loi québécoise concernant le statut des artistes, qui régit les contrats d’auteurs. Ainsi, en cas de faillite d’une maison d’édition, les auteurs risquent de perdre le contrôle de leurs œuvres, dont les droits pourraient passer aux nouveaux acquéreurs, sans le consentement des créateurs.

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Actualitté : Une mise en faillite atterrante des éditions de la Courte échelle (Québec)

Actualitté : Cette semaine, triste nouvelle au Québec : les éditions La Courte Échelle, éditeur jeunesse situé au Québec, se trouvent dans une difficile situation financière. Au 23 septembre, l’ensemble des employés ont été mis à pied, avec les salariés des filiales de la maison. Retours massifs et changements intempestifs de distributeurs ont contraint Hélène Derome, la directrice, à se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

La nouvelle a provoqué une vive inquiétude dans le monde du livre québécois : avec 700 titres, s’était installée dans le paysage éditorial depuis 35 ans. « Pour l’instant, j’aimerais faire en sorte que ça puisse continuer sous une forme ou une autre. […] La première préoccupation, ce sont les auteurs : on doit s’assurer que les œuvres perdurent et soient protégées », déclarait la directrice.

Et ce sont les auteurs qui réagissent tout particulièrement. L’Union des écrivaines et des écrivains québécois se dit « atterrée par la nouvelle de la mise en faillite » de l’éditeur. La Courte échelle avait donné « un essor sans précédent à la littérature jeunesse. La nouvelle sème la consternation à l’heure où le milieu du livre connaît d’importantes difficultés ».

Une mise en faillite représente une perte importante « pour des dizaines et des dizaines d’auteurs qui ont publié avec assiduité à la courte échelle et se retrouvent sans éditeur », poursuit l’UNEQ. D’autant plus que la Courte échelle avait constitué un très honorable catalogue, également dans le domaine scolaire, faisant connaître des écrivains sur le territoire québécois, mais également partout dans le monde.

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Sur le site internet de l’Actualitté – L’autoédition ‘menace la perception de la légitimité, de l’utilité’ de l’éditeur

Actualitté : Nicole Saint-Jean, présidente de l’Association Nationale des Éditeurs de Livres (Québec), a publié un billet qui faisait suite à l’Assemblée générale annuelle de l’ANEL. L’Association poursuivra donc son engagement dans la défense des éditeurs, face aux « grands changements qui déstabilisent le monde du livre, car ils se produisent à une vitesse vertigineuse et proviennent de tous les côtés à la fois ».

Et de souligner plusieurs points essentiels, notamment sur la relation aux lecteurs, qui diminuent en nombre « en raison de la concurrence accrue provenant des autres médias ou supports de divertissement ». Elle évoque l’envie peut-être moindre de lire, mais surtout le temps consacré à cette activité, en diminution. Et puis, écho à l’actualité, la baisse des revenus, du fait de « pressions provenant de nos revendeurs », ou, plus prosaïquement, par la fermeture de points de vente.

Ainsi, c’est le modèle économique qui est interrogé, avec la nécessité d’en expérimenter de nouveaux, « notamment dans le numérique ». Ces technologies, qui s’intègrent progressivement dans le secteur, impliquent de « réinventer nos façons de communiquer avec notre lectorat, nécessitant des ressources financières et humaines supplémentaires ou complémentaires ». Quant au livre numérique lui-même, depuis « la création, jusqu’à la commercialisation », il apporte son lot d’inquiétudes.

Ainsi, « cette technologie favorise l’éclosion d’une industrie de l’autoédition qui menace la perception de notre légitimité ou de notre utilité, et qui touche la nature même de notre profession d’éditeur. Il est plus que temps de travailler activement à la valorisation du métier d’éditeur ». Autoédition, autopublication, des solutions qui semblent converger vers les acteurs américains, comme Amazon et son modèle Kindle Direct Publishing, qui peut séduire les auteurs, avec les 70 % de droits reversés sur les ventes.

Actualitté : Moins de livres imprimés en 2013, l’impression à la demande souffre

Actualitté : Le nouveau rapport de Bowker concernant l’impression de livres aux Etats-Unis, au cours de l’année 2013, montre qu’une double tendance s’est dégagée. D’une part, moins de livres traditionnellement imprimés ont été réalisés. Mais d’autre part, on assiste à une diminution de l’impression à la demande, après plusieurs années de très forte croissance.

La production américaine a donc ralenti de nouveau : en 2012, on enregistrait 309.597 titres imprimés, et pour 2013, les prévisions envisagent 304.912. Une diminution de l’impression qui montre toutefois une certaine stabilité, en dépit de la concurrence que l’on attribue toujours aux livres numériques. Les chiffres, présentés dans un rapport officiel de Bowker, indiquent néanmoins un autre fait intéressant.

Alors qu’en 2013, 1,108.183 million de livres ont été réalisés en impression à la demande, c’est une diminution drastique, alors qu’en 2012, on avait vu 2,042.840 millions de livres imprimés en Print on Demand. Or, la croissance semblait particulièrement prometteuse : entre 2011 et 2012, les chiffres enregistraient une croissance de 55 % dont les acteurs espéraient bien qu’elle se poursuivrait.

Le secteur de l’impression non traditionnelle est composé essentiellement de maisons de réimpressions spécialisées dans les oeuvres du domaine public, ainsi que par les services dédiés à l’autopublication. Leurs titres sont alors commercialisés quasi exclusivement par internet, et imprimés à la demande.

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Toronto : la dernière librairie francophone va fermer

Les difficultés financières des librairies francophones, en Ontario, sont connues depuis longtemps. En juin dernier, la plus peuplée des provinces du pays, voyait déjà de lourds nuages bien noirs s’amonceler sur la tête des établissements. Aujourd’hui, on apprend que la Maison de la Presse internationale, va fermer. Il s’agissait de la dernière librairie francophone du territoire.

Depuis une dizaine d’années, le lieu offrait une large sélection de magazines et de livres en langue française. Mais après la fermeture de la librairie Champlain en 2009, ce dernier îlot de francophonies accueillait des lecteurs férus. Mais la Maison n’avait pas recueilli l’ensemble des clients de l’autre établissement.

« C’est la fin du chemin pour nous », explique Cathy Ola, manager de l’endroit. La clientèle a fini par déserter progressivement les lieux, et les actuels résidants ne sont pas de grands acheteurs de livres, pas plus qu’ils ne fréquentent l’endroit, tout simplement.

Évidemment, les commandes en ligne seront la solution pour les clients fidèles qui souhaitaient lire en français. « Mais dans la commande en ligne, il n’y aura pas d’interaction », insiste Cathy.

Sauf que depuis 10 ans, pas une seule année n’a vu les comptes de la société dans le vert. En outre, le Festival international du film, qui se déroulait à Toronto, a changé de quartier : une réelle perte pour le commerce local.

Inquiété, Gilles Levasseur, président de l’association des auteurs de l’Ontario, explique : « D’ici 15 ans, Toronto va être la place où il va y avoir le plus de francophones en Ontario. Par conséquent, il faut aller chercher ce marché maintenant pour être capable de continuer de vendre à ce marché-là. »

Référence : Actualitté.

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