L’industrie du copyright a mis tout le monde à genoux

Actualitté : La propriété intellectuelle reste une valeur farouchement brandie par les uns et les autres. Promesses d’emplois, de développement et de croissance, les secteurs culturels se battent pour conserver leur actuelle existence. Mais Torrent Freak propose de remettre un peu en question la main mise sur ces enjeux : après tout, pourquoi les défenseurs du droit d’auteur auraient-ils le dernier mot ?

Un outrage intitulé The Case for Copyright Reform, à télécharger et partager massivement, revient en effet sur une série de propositions émanant… du Parti Pirate. Il rassemble plusieurs essais parus ces dernières années, et de multiples contributions sur le sujet. Plusieurs propositions politiques menées par les Verts au Parlement européen, quoiqu’originaires du Parti Pirate, sont également proposées.

L’une des grandes idées est de ramener à 5 ans la durée du droit d’auteur, plus que 70 ans après la mort, avec une extension à 20 ans, grâce à différentes formules possibles. Mais ce qui frappe, ce sont les différents commentaires formulés sur ce sujet, précisément, que l’on retrouve dans Reddit.

Évidemment, peu d’éditeurs accepteraient une telle perte de contrôle sur les oeuvres et les revenus qu’ils perçoivent actuellement. D’autres notent que la situation actuelle permet aux ayants droit de continuer à percevoir des droits sur les oeuvres durant de plus longue durée, grâce à des exceptions aujourd’hui consacrées. Bref, autant de réactions qui démontrent une certaine résignation de la part du public, là où l’on pourrait attendre un peu plus de détermination.

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Actualitté : Worldreader app, pour lire des ebooks sur les téléphones pas « smart »

Actualitté : Worldreader, une association américaine non lucrative pour la promotion de la lecture, vient de lancer la version bêta de son application, Worldreader app. Celle-ci permet de lire un ebook sur tout téléphone équipé de Java, mais aussi d’accéder à plus de sites internet grâce à un simple signal mobile. L’application est en premier lieu destinée aux pays en développement, où Worldreader est particulièrement actif.

« Ces téléphones technologiquement limités, l’exact inverse des « smartphones » ne paraissent pas très « cool », mais ces appareils sont utilisés par des milliards d’habitants des pays en développement » note Elizabeth Wood, la responsable de l’édition numérique de Worldreader. L’organisation lutte depuis 2008 pour la promotion de la lecture dans les pays défavorisés, notamment auprès des jeunes élèves des zones subsahariennes.

Créé par un ancien cadre de chez Amazon, David Risher, Worldreader s’est vu attribuer le surnom d’« ONG des ereaders » en menant des actions plutôt impressionnantes. L’organisation aurait ainsi distribué quelque 78 000 ebooks en Afrique subsaharienne. L’objectif, note également Elizabeth Wood, est désormais d’élargir l’offre, en incitant les éditeurs à céder gratuitement du contenu. « Oui, c’est un véritable acte de foi de la part des éditeurs qui acceptent de céder gratuitement du contenu. Mais une fois que l’on aura permis l’accès aux livres aux enfants des pays en développement, ils deviendront à leur tour des acheteurs de livres. »

Nous vous rappelons que les Éditions Dédicaces sont partenaires de Worldreader.org (lire ici).

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Inquiétant : Le difficile métier d’éditeur canadien

Actualitté : Sur l’émission de radio Hour One, diffusée sur CBC, sont intervenus dimanche dernier trois éditeurs canadiens afin d’expliquer les difficultés rencontrées dans leur métier. Leur peur principale : un possible manque de soutien de leur gouvernement.

Margie Wolfe, présidente de l’Association des éditeurs canadiens, directrice de la maison d’édition Second Story Press qu’elle a cofondé, Patsy Aldana, directrice et fondatrice de Groundwood Books, ainsi que Scott McIntyre, directeur de la maison Douglas and McIntyre, se sont retrouvés pour une heure d’émission, et ont évoqué les fiertés de leur métiers, ainsi que les problèmes relatifs à l’époque et aux nouvelles perspectives de l’édition.

Les canadiens lisent-ils moins?

Selon Scott McIntyre, non. mais selon selon Patsy Aldana, « nous formons de bons lecteurs qui n’ont plus le goût de lire ». Cette situation est plus dangereuse  que ce que l’on croit, selon elle. A quoi bon produire des livres en si grand nombre si on ne connecte plus les lecteurs à ces livres? Il est vrai que la question des ressources est centrale dans ce débat, d’autant plus que les éditeurs semblent de moins en moins aidés dans ce domaine. Scott McIntyr note par ailleurs que « les éditeurs canadiens ont toujours été remarquables par leur résilience », par leur capacité à s’adapter.

Appauvrissement de la demande, donc… et de l’offre.  Les grands détaillants ont une offre 20% moins intéressante, mais contrôlent 75% des ventes dans le pays. Aucun autre pays n’aurait ce genre de concentration.

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Littérature érotique : PayPal recule sur la vente d’ebooks

Actualitté : C’est un cri de victoire assez modeste que vient de lancer Smashwords. La plateforme de vente de livres numériques destinée aux auteurs et éditeurs indépendants, depuis fin février criait au scandale contre la politique de PayPal. C’est que le service de paiement en ligne avait décidé d’interdire l’achat de titres de fiction contenant des éléments à connotation sexuelle. Ouch.

Mark Coker, dans un billet, fait ainsi suite à lettre ouverte adressée à PayPal. « Les paiements électroniques sont l’oxygène du e-commerce et des ebooks, ce qui donne à PayPal, aux banques et aux cartes de crédit un énorme pouvoir  », expliquait-il. Eh bien, après un passage à San José, pour rencontrer les équipes de PayPal, ce dernier a obtenu gain de cause.

La politique et les CGV de PayPal ont été modifiées pour autoriser la vente d’ebooks érotiques, en toute légalité. « C’est une victoire pour tous les écrivains et les lecteurs », assure Mark Coker. De quoi rendre « la fiction plus accessible à davantage de lecteurs. Cela offre une plus grande liberté aux écrivains, de s’exprimer. Cela donne aux lecteurs une plus grande liberté de ce qu’ils veulent expérimenter dans leur espace intime de leur imagination »

Depuis le 18 février, et le courrier-ultimatum de PayPal, le site Smashwords était monté au créneau, luttant contre la décision d’interdire l’achat de ces ebooks.

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Près d’un Américain sur trois lit sur tablette ou lecteur ebook

Actualitté : Une récente étude réalisée par Harris Interactive montre combien les outils de lecture numérique s’ancrent dans les habitudes des consommateurs d’outre-Atlantique. Tablettes ou lecteurs ebook prennent la tête largement, pour satisfaire les envies des uns et des autres et assouvir les besoins de lecture.

Menée au mois de février, l’étude pointe que 28 % des adultes des États-Unis ont recours à une tablette ou un lecteur ebook pour lire des livres. La hausse est considérable, en regard des résultats de cette même étude, réalisée en juillet 2011. À l’époque, 15 % seulement des lecteurs utilisaient ces appareils.

Lecture numérique, en pleine évolution

Pourtant, les digital natives ne représentent pas les plus intéressés par ces outils. 30 % des 18/47 ans utilisent des lecteurs ebook (écran noir et blanc), contre 24 % des 48/66 ans, et 28 % des 67 ans et plus. Cependant, ces chiffres sont toujours susceptibles d’évoluer avec le temps, surtout que 13 % des Amricains assurent qu’il achèteront un lecteur ebook dans les six prochains mois. Ils étaient 15 % en juillet dernier à souhaiter acheter un appareil.

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Sexe et ebook : Smashword supporte mal les leçons de Paypal

Actualitté : Paypal avait déjà annoncé à Smashword, site d’auto-édition en ligne (qui rémunère les auteurs grâce à son système) qu’il couperait les vannes si ce dernier n’interdisait pas la vente de livres suggérant érotisme, viol ou autre sujet choquant (voir Actualitté).

La controverse avait débuté en février, les auteurs et éditeurs ont été immédiatement concernés. Mais Smashwords riposte, et a décidé de faire savoir les tentatives de contrôle de Paypal à sa clientèle. Le site a donc fait circuler un mail, dès le 5 mars, résumant la situation.

Il est possible de signer une pétition en ligne à cette adresse.

Depuis le 28 février, tous les ebooks à connotation érotique, ou contenant des allusions à de la bestialité, des viols ou des incestes, sont ainsi rejetés par PayPal. Mark Coker, fondateur de Smashwords, déplorant cet ultimatum, envoyé dix jours plus tôt, estimait qu’il s’agissait d’une réelle meance pesant sur la société. « PayPal nous a donné quelques jours pour nous conformer à leurs exigences, et atteindre leur conformité, faute de quoi ils menacent de désactiver nos comptes PayPal. »

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Attention, la censure frappe encore : Quand PayPal se pique de moralité sur la vente de livres numériques

Attention, la censure frappe : Le service de paiement sécurisé en ligne, PayPal, avait joué un fameux coup de Trafalgar à la plateforme Smashwords. En effet, le distributeur des éditeurs et auteurs indépendants, qui avait pleinement intégré l’outil de paiement à ses services de commercialisation d’ebook, s’était pris un courrier pas vraiment des plus appréciables.

La semaine passée, PayPal donnait ainsi le ton : à compter de maintenant, interdiction formelle de passer par son outil de transfert d’argent en ligne pour la vente de livres contenant des passages érotiques ou sexuels, tout bonnement. « PayPal nous a donné quelques jours pour nous conformer à leurs exigences, et atteindre leur conformité, faute de quoi ils menacent de désactiver nos comptes PayPal », commentait Mark Coker, fondateur de Smashwords… (voir Actualitté).

Du sextape, au Taper sur le sexe

Mais la décision, si elle ne faisait pas que des heureux chez les usagers de Smashwords, provoquait également la levée de boucliers des professionnels. Déjà qu’Apple exerçait une pression et une censure farouches sur les oeuvres et applications commercialisées, personne n’avait réellement besoin qu’un autre acteur du net en rajoute une couche. D’autant plus que ces derniers, et nouveaux censeurs, n’ont clairement aucune compétence littéraire pour juger de choses écrites, et se réfugient derrière des conditions générales de vente purement déshumanisées.

C’est un peu la perspective d’Amazon, qui refuse de communiquer sur les meilleures ventes de livres numériques sur Kindle, à compter du moment où ces oeuvres relèvent du monde érotique, on l’a encore déploré récemment. Ces livres-là, ils figurent bien sur les listes des Top 100 de meilleures ventes, mais avec une discrétion rarement atteinte.

Érotisme et pornographie sont donc interdits de passage sur la plateforme PayPal : si l’argent n’a pas d’odeur, il vient en tout cas de s’offrir une moralité qui n’est pas évidente à comprendre. Car depuis l’histoire Smashwords, il s’est avéré qu’en fait, plusieurs autres éditeurs qui commercialisaient de la sorte leurs livres numériques ont été frappés de la même manière. Manifestement, un coup de pression de la part des sociétés bancaires comme Visa, MasterCard ou American Express et consorts, a suffi à faire plier PayPal.

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