Actualitté : Beaucoup en ont rêvé, ce n’était plus qu’une question de temps avant que quelqu’un ne transforme ce rêve ne réalité. Philip M. Parker, professeur de Marketing à l’INSEAD Business School de Fontainebleau, est ainsi l’heureux auteur si l’on peut dire de 100, 000 livres sur Amazon. Ce n’est pas une mauvaise blague : ce professeur a mis au point un système permettant de composer un livre en 15 minutes.
Rassurez-vous ce n’est pas la fin de la littérature, il ne s’agit que d’ouvrages scientifiques et techniques. L’algorithme conçu par Philip Parker (et dont il a évidemment pris soin de déposer le brevet) génère des livres à partir d’informations précises. Vous ne pouvez donc demander au logiciel de vous écrire une fan fiction de Twilight.
En revanche, pour publier en moins d’une heure un rapport complet sur le PIB dans le monde en 2012, M. Parker et son entreprise, ICON Group International, sont désormais vos meilleurs amis. Grâce à ce système, l’entreprise peut se targuer d’avoir donné naissance à 700,000 ouvrages, ce qui en ferait d’une certaine manière le premier éditeur mondial.
Les Éditions Dédicaces sont citées à deux reprises dans des articles écrits par Morgane Macé et publiés par le magazine en ligne Actualitté (en France). Le premier article étant daté du 14 août et le second du 10 septembre dernier : Les éditeur Simon & Schuster et Harpercollins ont annoncé leur nouveau partenariat avec Worldread, d’après goodereader. Ils diffuseront leurs titres en Afrique sub-saharienne, dans le cadre du programme associatif de l’organisme de bienfaisance.
Les deux éditeurs ainsi que Ripley Publishing, travailleront désormais avec Worldreader pour accroître l’alphabétisation dans les régions grandement affectées par un manque d’équipement non seulement pédagogique, mais également numérique. L’ebooks forme pourtant un véritable complément, dans le processus d’alphabétisation de ces zones déshéritées. Les écoles qui ont collaboré avec Worldreader vont donc dès cette année bénéficier d’un accès à plus de 900 titres numériques.
Près de 500 ebooks signés par des auteurs africains font partie de la collecte, approvisionnée par six autres gros éditeurs, dont Random House et Penguin, qui sont quant à eux des partenaires de longue date. Il s’agit désormais d’élargir au maximum le champ des possibilités.
« L’édition numérique permet de faire partager un plus grand nombre de livres dans le monde entier, auprès des populations les plus pauvres », déclarait David Risher, PDG et co-fondateur de Worldreader, dans un communiqué de presse. « Nous sommes ravis que des éditeurs comme Simon & Schuster et des auteurs comme Michael Morpugo, nous aident à montrer la voie en faisant don de leurs livres électroniques pour enfants »
Pari gagné puisque le catalogue a triplé de volume, lui qui ne comptait que 300 titres dans sa base de données, il y a seulement un an. Une bénédiction pour plus de 1 000 élèves, qui fréquentent les écoles inscrites au programme d’instruction.
« L’édition numérique permet de faire partager plus de livres dans le monde entier, et de les distribuer aux plus pauvres », d’après le communiqué de presse. « Nous sommes ravis que de grands éditeurs comme Simon & Schuster et que des auteurs comme Michael Morpugo, nous soutiennent et nous aident à montrer la voie, en faisant don de leurs livres électroniques pour les enfants »
Mais d’autres groupes sont encore impliqués dans ce vaste programme, à savoir, Amazon Web Services, Hulu, les Éditions Dédicaces, USAid ou encore Writers Project of Ghana (voir Actualitté). C’est beau l’ère numérique.
Actualitté : Les éditeurs et l’industrie du livre de nos amis ricains ont publié les résultats de leur étude annuelle BookStats, qui quantifie ventes, revenus et succès des différents genres. Pour l’année 2011, on apprend ainsi que les ventes globales de livres ont baissé de 2,5 %, tandis que les livres numériques progressent une nouvelle fois, en doublant les revenus qu’ils ont générés l’année passée.
Les ventes de livres, avec cette baisse, représentent désormais 27,2 milliards $. Conséquence logique de la conversion numérique, les ventes à l’unité ont pourtant augmenté, avec 2,77 milliards de titres vendus (+3,4%) en 2011. Ce que le marché perd en valeur, il le gagne en volume (ou l’inverse), étant donné que le livre numérique est (normalement) moins onéreux que son homologue papier.
Et ce sont bien les e-books qui ont marqué l’année 2011, avec une croissance en valeur de près de 200 %, puisque les revenus dégagés passent de 869 millions $ en 2010 à 2,07 milliards $ un an plus tard. En volume, même récompense : une hausse de 210 %, pour atteindre 388 millions d’unités. Au final, le livre numérique représente en 2011 15 % des revenus de l’édition US, contre 6 % un an auparavant.
Actualitté : La loi C-11, désigné sous le titre abrégé « Loi sur la modernisation du droit d’auteur » a reçu en fin de semaine dernière la Sanction Royale, accordée par le gouverneur général du Canada. Cette étape, propre à la monarchie parlementaire, marque la fin du processus législatif, et signe l’adoption de la loi. Le prochain objectif, pour les partisans de la loi, est l’écriture de son décret d’application : l’exercice promet d’être délicat, et il faudra faire avec une grande partie du milieu culturel canadien, farouchement opposé à cette modernisation.
Le président suppléant du Sénat canadien a reçu en fin de séance un communiqué : « J’ai l’honneur de vous aviser que le très honorable David Johnston, Gouverneur général du Canada, a octroyé la sanction royale par déclaration écrite aux projets de loi mentionnés », parmi lesquels se trouvait la fameuse loi C-11. Cette validation marque la fin du processus législatif, après une adoption par la Chambre des communes du Canada. (voir l’Actualitté).
Au Sénat, l’opposition, menée par l’honorable James S. Cowan, s’est opposé à la loi, en soulignant que sa mise en forme avait été beaucoup trop rapide, et que son adoption était le fait du gouvernement conservateur : « On nous compare souvent à une soucoupe refroidissant le thé, un endroit où le temps et la réflexion permettent de détecter les lacunes ou les conséquences imprévues d’un projet de loi avant son adoption » a-t-il expliqué, en précisant que la loi était « importante », mais qu’elle ne devait pas être adoptée dans « l’urgence ». Le débat s’est finalement détourné de la loi pour porter sur la responsabilité des Sénateurs, et leur rôle démocratique. La loi a été validée à 25 voix pour et 15 contre, aucun sénateur ne s’étant abstenu.
Voici l’une des raisons pourquoi les Éditions Dédicaces ne basent pas leur développement sur les subventions gouvernementales : Sale temps pour les indépendants, et en particulier pour les petits éditeurs canadiens : Literary Press Group, vient de perdre le financement que lui accordait le gouvernement fédéral. Cette société qui assurait la commercialisation et le marketing, sous la forme d’une coopérative représentant les éditeurs indé se retrouve à la rue, faute d’argent.
L’agence fédérale canadienne, qui représentait l’unique source de revenus de LGP, fait donc défaut, privant l’organisation d’un tiers de son budget de fonctionnement. Une fin mortelle pour l’ensemble des éditeurs qui comptent dans sa liste, explique le directeur général, Jack Illingworth. Avec 235.000 € CA reçus durant l’année 2010/2011, venant du Department of Canadian Heritage, ainsi que 17.000 $ CA supplémentaires, LGP s’est donc vu refuser le renouvellement de sa subvention pour cette année. (via QuillandQuire)
« Nous estimons que cette décision est très grave et qu’elle peut causer des dommages irréparables dans l’édition de livres au Canada. C’est une mauvaise politique publique, dans le financement de la production de livres, qui s’en prend aux liens directs avec les lecteurs, de la plus destructrice des manières qui soit », ajoute-t-il.
Avec 225 titres prévus pour cet automne, pour près de 45 maisons d’édition, LGP continuera de vendre les ouvrages jusqu’au démantèlement final de la société. Il ne restera plus aux éditeurs qu’à trouver un autre moyen de se faire commercialiser. Après le 30 novembre, ces derniers seront libres de continuer avec LGP, ou de chercher leur propre solution alternative.
Actualitté : Comme son homologue The Internet Archive, la Digital Public Library of America (DPLA) entend proposer une plateforme à but non lucratif, dans le but de mettre à la disposition du plus grand nombre des livres gratuits, et ce, sans transgresser le copyright des auteurs. Une façon de réaliser le rêve de H.G. Wells, exposé dans World Brain : « Le temps est proche, où n’importe quel étudiant, n’importe où dans le monde, pourra s’installer avec son projecteur [...] pour étudier la réplique parfaite de n’importe quel livre, n’importe quel document. »
Si, depuis 1938 et la publication de World Brain, la technologie ne s’est pas arrêtée au microfilm, l’idée reste la même pour les responsables de la DPLA : « Le moment est venu de lancer un projet ambitieux à même de réaliser la grande promesse d’un Internet au service du partage de l’information et d’utiliser la technologie pour promouvoir de nouveaux savoirs et découvertes aux États-Unis » peut-on lire sur le site du projet, qui devrait être en ligne pour avril 2013.
À moins d’un an de l’échéance, les porteurs du projet, programmeurs, philosophes ou universitaires ne dissimulent pas le problème majeur auquel ils font face : « Les problèmes juridiques sont très nombreux », commente laconiquement Robert Darnton, un éminent historien. Les procès à répétition intentés à Google Books (voir l’Actualitté) ont obligé les porteurs du projet DPLA à la prudence.
Actualitté : La propriété intellectuelle reste une valeur farouchement brandie par les uns et les autres. Promesses d’emplois, de développement et de croissance, les secteurs culturels se battent pour conserver leur actuelle existence. Mais Torrent Freak propose de remettre un peu en question la main mise sur ces enjeux : après tout, pourquoi les défenseurs du droit d’auteur auraient-ils le dernier mot ?
Un outrage intitulé The Case for Copyright Reform, à télécharger et partager massivement, revient en effet sur une série de propositions émanant… du Parti Pirate. Il rassemble plusieurs essais parus ces dernières années, et de multiples contributions sur le sujet. Plusieurs propositions politiques menées par les Verts au Parlement européen, quoiqu’originaires du Parti Pirate, sont également proposées.
L’une des grandes idées est de ramener à 5 ans la durée du droit d’auteur, plus que 70 ans après la mort, avec une extension à 20 ans, grâce à différentes formules possibles. Mais ce qui frappe, ce sont les différents commentaires formulés sur ce sujet, précisément, que l’on retrouve dans Reddit.
Évidemment, peu d’éditeurs accepteraient une telle perte de contrôle sur les oeuvres et les revenus qu’ils perçoivent actuellement. D’autres notent que la situation actuelle permet aux ayants droit de continuer à percevoir des droits sur les oeuvres durant de plus longue durée, grâce à des exceptions aujourd’hui consacrées. Bref, autant de réactions qui démontrent une certaine résignation de la part du public, là où l’on pourrait attendre un peu plus de détermination.
Guy Boulianne débuta sa carrière en écrivant et en publiant son premier recueil de poésie, intitulé : "Avant-propos d'un prince fou" (1983). Il devint l'un des responsables des galeries d'art Frère Jérôme et Lézart, à Montréal. Plus tard, il ouvrit sa propre galerie d'art dans le Cooper Building, sur le blvd Saint-Laurent.