Actualitté : Numériser toute la mémoire du monde sur l’Internet Archive

Actualitté : En arrivant sur la page d’accueil de The Internet Archive, les nombres sautent aux yeux : 622 000 films, 100 000 concerts enregistrés, 1 million de fichiers audio et un peu plus de 3 millions de livres sont proposés au visiteur. En 16 ans d’existence, l’Internet Archive a collecté sans répit, mais son fondateur Brewster Kahle voit loin, et très grand.

Depuis que MegaUpload a fermé, impossible de se mettre un film sous les yeux si d’aventure on aurait oublié de faire provision de DVD. Et la réserve de classiques préenregistrés dans le Kindle fond comme neige au soleil… Dites bonjour à un site qui vous veut du bien, et en toute légalité : Internet Archive, une nouvelle pépite pour les prospecteurs de biens culturels en accès libre.

En septembre dernier, Internet Archive annonçait un total de 3 millions de livres en ligne (voir Actualitté), et faisait passer un signal fort : la conservation de la culture mondiale passera par Internet. « Nous voulons collecter un exemplaire de chaque livre… On ne peut jamais savoir à l’avance ce qui va incarner la culture » annonce Brewster Kahle, tel un Noé sauveur de datas. Chaque semaine, 20 000 ouvrages débarquent à San Francisco pour réclamer leur place dans son arche qui les sauvera de la disparition.

Ancien entrepreneur sorti de la Silicon Valley après un fantastique contrat avec Amazon, Brewster Kahle a créé l’organisation à but non lucratif pour entamer un travail gigantesque d’archivage des pages Internet. Logiquement, il a agrandi son domaine d’activité aux biens culturels : audio, vidéo, écrit. « Nous devons protéger notre passé même si nous inventons un nouveau futur » lance-t-il, et on imagine facilement la devise en lettres d’or à l’entrée de sa maison. « Si la Bibliothèque d’Alexandrie avait fait une copie de chaque livre avant de l’envoyer en Inde ou en Chine, nous aurions d’autres écrits d’Aristote, d’autres pièces d’Euripide. »

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Quand la censure nous tient par la main : PayPal dicte ses conditions à Smashwords sur la vente d’ebooks

Actualitté : Smashwords permet depuis plusieurs années aux petites maisons d’édition, de commercialiser leurs oeuvres numériques au travers des plateformes plus importantes. Smashwords se charge de passer les accords et tout le monde est content. Mais voilà : un petit souci avec PayPal va mettre un peu de vinaigre dans toute cette belle sauce…

La plateforme d’édition est en très forte croissance, à la mesure de ce que peut être le marché du livre numérique outre-Atlantique, finalement. Et au-delà des plateformes marchandes comme iBookstore ou Amazon où l’on peut retrouver les ebooks de Smashwords, il est aussi possible de les acheter en direct, via PayPal.

Sauf que dans un courrier adressé à l’ensemble des usagers et utilisateurs de Smashwords, le grand patron vient d’expliquer que PayPal allait mettre en place une politique plus drastique de contrôle sur les ventes. En effet, à compter du 28 février, tous les ebooks à connotation érotique, ou contenant des allusions à de la bestialité, des viols ou des incestes, seront rejetés.

Mark Coker, fondateur de Smashwords, explique ce cet ultimatum envoyé le 18 février dernier est une réelle contrainte pesante sur la société. « PayPal nous a donné quelques jours pour nous conformer à leurs exigences, et atteindre leur conformité, faute de quoi ils menacent de désactiver nos comptes PayPal. »

Nous ne souhaitons pas être alarmistes, mais nous croyons que nous entrons dans une ère où la censure prendra de plus en plus de place dans nos vies (voir le dossier Anonymous). Si la population ne réagit pas à de telles politiques, il ne serait pas étonnant que d’ici quelques années nous ayons perdu nos libertés si longuement acquises. Comme l’écrit si bien Clément Solym : “si le service de micropaiement commence par contrôler une partie du contenu que l’on peut acheter par son biais, la limite n’existera bientôt plus” (Actualitté, 27 février 2012). Les Éditions Dédicaces ne se spécialisent pas dans les ouvrages érotiques, mais nous sommes entièrement contre cette forme de censure qui nous mène à un terrain très glissant…

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Actualitté : Francfort n’est plus la Grand-Messe des droits pour l’étranger

Actualitté : La Foire du Livre de Francfort n’a plus la cote. Alors que d’autres salons (Londres ou Paris) se pressent pour récupérer son titre de première place internationale d’échanges de droits d’exploitation, le Salon de Francfort accuse le coup d’une dématérialisation du livre qui l’a rendu moins pertinent dans la logique d’un marché mondial.

Six terrains de football : c’est la taille (légendaire ?) de la Foire du Livre de Francfort, et autant de kilomètres à parcourir pour les fiévreux agents littéraires. Dans le catalogue des droits de Francfort, on se targue toujours de proposer près de 22000 références à l’achat : mais les professionnels tiennent un autre discours qui nuance l’optimisme des organisateurs.

« Il y a encore 5 ou 10 ans, le seul moyen pour obtenir des contenus américains dans la chaîne d’approvisionnement était se rendre à Francfort et vendre des droits. [...] Alors, cela avait du sens de faire le déplacement jusque Francfort et de dépenser du temps et de l’argent pour vendre les droits et se faire une place sur le marché » analyse Phil Ollila, responsable du contenu chez Ingram Content, groupe de diffusion numérique.

L’ambiance de la dernière Foire du Livre était pourtant « volontaire » d’après les professionnels eux-mêmes : Marion Sinclair, de Publishing Scotland parlait même d’une atmosphère « vive et commerciale ». L’enthousiasme des tractations avait été quelque peu ralenti par la panne des serveurs BlackBerry, et une absence de WiFi, curieusement oublié par les organisateurs dans le hall 8.

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Actualitté – Canada : bilan des ventes papier et numérique de livres

TEXTE INTÉGRAL : La campagne National Reading qui se déroule au Canada vient de mettre à jour quelques chiffres sur les habitudes de lecture du pays. Une perspective entre janvier 2011 et 2012, qui livre des données sur les ventes, mais également sur la circulation des oeuvres dans le pays.

C’est la première année que la NRC comptabilise les ventes de livres numériques. Et pour les ventes de livres anglais dans le pays, l’ebook représente désormais 10 % du chiffre d’affaires. Les bibliothèques publiques, de leur côté, indiquent que 3 % des ouvrages en circulation se font en version numérique. De quoi placer le pays parmi les plus avancés dans l’évolution de la lecture numérique.

Sur l’année, 1.153.081 livres ont été vendus par l’ensemble des détaillants, y compris Indigo Books & Music ou Amazon.ca, et quelques 260 librairies indépendantes à travers le pays. La hausse des ventes de livres en anglais est de 4 % en regard de la même étude de l’an passé. En parallèle, 111.053 livres numériques ont été vendus. Comme aucune autre donnée n’existait auparavant, impossible de savoir ce que cela représente, mais les éditeurs avouent qu’ils ont pu assister eux-mêmes à une véritable augmentation.

Pour les bibliothèques, ce sont 2.141.553 livres qui ont été empruntés depuis les 28 établissements participant à la comptabilisation. 63.196 ebooks ont également été téléchargés depuis les postes des bibliothèques. On comptabilise ainsi une hausse de 8 % pour la circulation des livres papier et de 50 % pour les livres numériques. En tout, c’est une hausse de 9 % pour les établissements qui ont pris part à ces mesures sur les douze mois.

Pour ce qui est des ventes de livres en français, l’année fut bonne, avec + 35 % de ventes. Cependant, le chiffre ne reflète pas vraiment une augmentation du nombre de livres achetés, mais plutôt une augmentation de l’offre. Aucune vente numérique n’avait été réalisée dans le pays, sur les douze derniers mois (voir le communiqué en PDF).

Nous remercions Actualitté pour cette information.

Attention, la dictature mondiale se met en place : Le traité ACTA signé par l’Union Européenne

L’affaire Megaupload n’est qu’un début. Nous assistons à un grand dérrapage international. Sans réaction de la part de la population, nous assisterons tout doucement à la perte de nos libertés. Avec la signature du traité ACTA (Anti Couterfeiting Trade Agreement), nous assisterons à une censure généralisée sur internet. Comme le mentionne Jérémy Zimmerman, « si le traité était adopté, on verrait naître une sorte de police privée du copyright, avec une censure privée et un impact sur la liberté de communication. Il existe aujourd’hui un certain nombre d’exceptions légales aux droits d’auteurs, comme le droit de parodier librement une oeuvre, qui disparaîtraient. Les réseaux comme Google ou Free ne feront plus la différence entre une oeuvre légale ou piratée et censureront automatiquement certains contenus, sans distinction ni exception. ». Les Éditions Dédicaces s’opposent ouvertement au traité ACTA et aux lois américaines SOPA et PIPA.

Actualitté : L’Union européenne et 22 de ses Etats membres viennent officiellement de signer le traité ACTA (Anti Couterfeiting Trade Agreement), accord commercial anti-contrefaçon. La Quadrature du net en appelle à un mouvement citoyen mondial.

Equivalent des lois américaines anti-partage controversées SOPA et PIPA, le traité ACTA porterait tout aussi directement atteinte à un Internet libre et innovant. Et la coïncidence des calendriers ne peut que tout autant faire réagir : cette signature du traité à Tokyo survient quelques jours seulement après les nombreuses protestations en ligne aux Etats-Unis et le report de SOPA et PIPA, après que la Maison-Blanche elle-même ait pris position contre ces lois. Alors, provocation des représentants de l’Union européenne et 22 Etats membres ?

A la différence des lois américaines, l’ACTA est en un réalité un projet international multilatéral, entre l’Union Européenne, les Etats-Unis, mais aussi l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, les Emirats arabes unis, le Japon, la Jordanie, le Maroc, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Suisse.

Les Etats-Unis, comme l’Union européenne, ont déjà signé le traité mais une pétition déposée samedi sur le site de la Maison-Blanche vise à pousser l’administration Obama à l’abandon du projet, avant sa ratification par le Congrès. A l’heure où nous écrivons ces lignes, 29344 signatures ont déjà été récoltées.

En Europe aussi, tout reste à faire, les termes du traité ne pouvant entrer en vigueur qu’une fois ce dernier ratifié par le Parlement européen, au terme d’une lourde procédure.

Concrètement, le projet ACTA instituerait une cadre légal international pour le respect de la propriété intellectuelle sur le Web, et créerait un organisme dédié pour veiller au respect de ces droits. Ce que les opposants au projet dénoncent sont les conséquences de certaines clauses du traité, tel qu’en l’état. (…..)

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Actualitté – Fin de MegaUpload : il est temps de repenser l’offre légale

Actualitté : La fermeture de MegaUpload a provoqué un effet domino qui n’était pas forcément attendu. Plusieurs autres sites similaires ont décidé de fermer leurs accès, plus par crainte de représailles, que réellement inquiétés. Cependant, le retentissement dans la grande communauté web est considérable.

En Nouvelle-Zélande, un juge a décidé de retarder la possibilité d’une libération sous caution de Kim Dotcom, fondateur de MegaUpload. Selon le procureur, l’accusé dispose de plusieurs identités et le risque de le voir fuir serait trop grand. Après avoir déployé 76 policiers armés et des hélicoptères, on ne va pas encore prendre sur l’argent public pour se remettre à sa recherche… (voir Torrent Freak). Mais ce qui ressort de cette affaire, n’est pas forcément cette démonstration de force policière qu’une toute autre situation qui se fait jour.

C’est à Électron libre que Gilles Babinet, président du Conseil national du numérique, a livré son analyse de cette mise hors service du plus important – ou plus connu – des sites. Assurant tout d’abord qu’il « est regrettable d’en arriver à de telles extrémités », le président du CNN reste intègre. MegaUpload, c’était un site de violation du droit d’auteur, avant tout, qui n’a « jamais reversé un centime aux ayants droit ».

Certes, certes. Cependant, comme tendent à le démontrer toutes les études évoquées sur le sujet, c’est avant tout une carence de l’offre légale qui pousse les consommateurs vers l’offre illégale. Que la première soit truffée de DRM, ou nécessite de complexes manipulations, comme dans le cas des livres numériques, voire manque totalement d’interopérabilité, voilà autant de freins pour le client final, qui préférera toujours clique sur Télécharger, depuis un site indélicat.

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Toronto : les librairies indépendantes dans la tourmente

Actualitté : Deux des plus vieilles librairies indépendantes de Toronto vont connaître des changements majeurs en 2012, et plutôt pour le pire que pour le meilleur.

La librairie The Book Mark vient d’annoncer dans un communiqué qu’elle fermerait ses portes après 46 ans de bons et loyaux services le 21 janvier prochain, essentiellement à cause d’un loyer devenu hors de prix et de l’impôt foncier élevé. La propriétaire Sur Houghting a expliqué que la situation devenait insupportable sur le plan financier, bien que la librairie ait réussie à s’adapter à la compétition accrue du secteur depuis l’arrivée de l’ebooks, la politique agressive de certains gros détaillants et les cybermarchands.

« Les ebooks ne nous ont pas réellement affecté », explique-t-elle au Globe and Mail, « nous avons des clients fidèles, qui n’aiment pas que lire, mais qui aiment les livres. Et qui aiment venir dans un endroit où ils peuvent parler de livres. »

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