Les lunettes futuristes récemment dévoilées par Google sont désormais protégées par une série de brevets.
Après plusieurs semaines de rumeurs, Google présentait au mois d’avril son Project Glass. Les ingénieurs de la firme californienne ont effectivement planché sur une paire de lunettes un peu particulière puisque ces dernières accueillent le système Android et disposent d’une caméra et d’une connexion Internet. Par commandes vocales, l’utilisateur sera en mesure d’accéder à différentes fonctionnalités : calendrier, SMS, cartographie, géo-localisation, appareil photo, musique, appel vidéo ou encore Google+.
Le 26 octobre dernier, Google a déposé trois brevets auprès de l’UPSTO. Le bureau des marques et de la propriété intellectuelle des Etats-Unis vient d’approuver ces derniers. Comme le note le magazine The Verge, à en juger par le schéma d’illustration ci-dessous il semblerait cependant que Google n’ait obtenu des droits que sur la monture et l’agencement de la technologie et non les verres.
KINGSTON, Ontario - Une équipe de chercheurs de l’Université Queen’s a développé un système pour produire des hologrammes grandeur nature en trois dimensions, qui pourraient radicalement changer la manière de communiquer en ligne. Dirigée par Roel Vertegaal, l’équipe universitaire de la Human Media Lab (laboratoire des médias humains) va dévoiler lundi le système TeleHuman lors de la conférence Computer-Human Interaction 2012 qui se déroulera à Austin, au Texas. Cette technologie pourrait produire ce qui est décrit comme une conférence vidéo inspirée de la Guerre des étoiles.
« Ce n’est pas aussi étrange que cela puisse paraître, a déclaré M. Vertegaal. Ce que nous essayons de faire au laboratoire des médias humains est de créer de nouvelles expériences pour les utilisateurs. »
Le système a été en développement pendant environ 10 ans et il utilise du matériel et de la technologie qui existent déjà, y compris un cylindre acrylique translucide de 1,8 m de haut, un miroir convexe, un ensemble de six capteurs Kinect de Microsoft et un projecteur 3D. L’hologramme est projeté à l’intérieur du cylindre et un spectateur est en mesure de marcher autour et d’avoir une vue à 360 degrés de l’image, en voyant le sujet sur le côté et l’arrière. « La forme cylindrique est vraiment intéressante, car elle correspond au facteur de forme humaine », a déclaré M. Vertegaal, qui a basé ses études de doctorat sur la vidéoconférence. M. Vertegaal ajoute que les gens commencent à s’habituer aux écrans 3D. Mais ce qui rend différent le TeleHuman, c’est la possibilité pour un spectateur de marcher jusqu’au cylindre et de voir les côtés et l’arrière du sujet holographique, a-t-il dit.
Par exemple, les médecins pourraient marcher autour du cylindre afin de regarder quelque chose derrière le patient. Un hologramme grandeur nature offre également une meilleure interaction entre le spectateur et l’image holographique.
Des études menées par l’équipe ont montré que le système était efficace dans les situations où des actions complexes ont besoin d’être démontrées. L’équipe de chercheurs a utilisé le même système pour développer le BodiPod, un système qui fournit un modèle 3D interactif de l’anatomie du corps humain. Le système BodiPod est conçu avec le même équipement que le système TeleHuman et il peut être contrôlé avec des gestes et la parole. Les utilisateurs peuvent aussi ajouter ou enlever des couches de tissus.
Un utilisateur peut également plonger plus profondément dans l’anatomie du modèle holographique, tout simplement en se rapprochant de l’écran. La commande vocale, comme « montrer le cerveau » ou « montrer le cœur », fera en sorte que le système fera automatiquement un gros plan sur la partie du corps demandée. M. Vertegaal dit que le système TeleHuman pourrait commencer à être utilisé pour des vidéos-conférences d’ici quelques années.
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On aura vraiment tout vu ! Une chanson d’Édith Piaf a été censurée dans une école primaire de Sorel-Tracy, au Québec. Un professeur de musique de l’école Saint-Gabriel-Lalemant a pris cette décision parce que le mot « Dieu » figure dans les paroles de la chanson L’Hymne à l’amour.
L’enseignant, qui préparait un spectacle de fin d’année, a ainsi supprimé la dernière phrase de la chanson, celle où les élèves auraient dû chanter « Dieu réunit ceux qui s’aiment ». Plusieurs parents ont critiqué cette modification à l’une des chansons les plus connues de la Francophonie. Un porte-parole de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, Éric Choinière, a défendu la décision de l’enseignant : « Il ne voulait pas aborder de thème religieux dans ce cours-là, d’où sa modification à la finale de la chanson », a-t-il dit au réseau radiophonique Cogeco Nouvelles. « Je ne suis pas mal à l’aise qu’on ait enlevé un petit bout pour ne pas aborder cette question dans un contexte laïque », a ajouté M. Choinière.
Dans quel sorte de monde vivons-nous ? Laisserons-nous les autorités (scolaires ou autres) poser de tels gestes sans réagir ? Qu’on se le dise : ce geste n’est pas banal et il constitue bien de la censure. Qu’arrivera-t-il si on ne réagit pas à une telle action ? On abusera de ces procédés à chaque fois qu’une phrase nous déplaira dans un texte, une chanson ou une oeuvre artistique. Les gens se croiront tout permis… jusqu’à défigurer une oeuvre artistique emblématique.
Il nous faut réagir à ce genre de geste car, si nous laissons faire, le Québec (et le monde) ressemblera de plus en plus à l’ancienne Russie communiste ou au régime de la Corée du nord, où tout sera filtré avant d’être publié ! Réagissons à tout ces projets de loi C-11, SOPA, PIPA et ces accords commerciaux ACTA et TPP avant que notre monde ne ressemble à un monde déshumanisé et totalitaire. Notre blogue sera-t-il censuré et fermé par les autorités parce que nous y publions une vidéo de la chanteuse Edith Piaf ?! Oui… cela pourrait bien arriver….
Entrevue radio avec Éric Choinière, secrétaire général de la Commission scolaire de Sorel-Tracy à l’émission “Puisqu’il faut se lever” avec Paul Arcand (6:33 min).
Nous ne voulions vraiment pas vous envoyer un autre message aussi vite, mais nous savons que vous comptez sur nous pour vous alerter des menaces majeures aux libertés et à l’abordabilité d’Internet. Alors voilà…
D’après les experts du copyright, les conglomérats médiatiques géants utilisent leurs lobbyistes pour obtenir des pouvoirs leur permettant de couper l’accès à Internet des consommateurs sans bonne raison, de retirer ou cacher de grandes portions d’Internet, et d’empêcher les utilisateurs d’accéder aux services qu’ils utilisent.
Mis ensemble, ces nouveaux pouvoirs pourraient changer fondamentalement Internet, sévèrement limiter la liberté d’expression, et ligoter les innovateurs. Et tout ça pour, supposément, protéger la propriété intellectuelle des grandes corporations.
Un système similaire aux États-Unis a mené à un énorme tollé de protestation forçant le lobby des grandes corporations médiatiques à faire marche arrière sur leur plan visant à imposer les (maintenant infâmes) lois SOPA et PIPA[1].
Maintenant, ces lobbyistes se tournent vers le Canada, au travers de lois comme le projet de loi C-11 et des accords commerciaux appelés ACTA[2] et TPP[3]. L’expert en droit Internet Michael Geist a récemment révélé que des lobbyistes sont derrière les coulisses pour demander de nouveaux pouvoirs tels que le blocage de sites Internet[4], la coupure de l’accès Internet pour les gens qui menacent leurs intérêts corporatifs[5], et de grandes menaces pour les sites qui hébergent du contenu généré par les utilisateurs (comme YouTube)[6], en plus des « dispositions les plus restrictives au monde sur les verrous numériques »[7] qui sont déjà dans le projet de loi C-11.
Les Canadiens ne se laissent pas faire. Dans tout le pays, sur Internet et hors d’Internet, les Canadiens sont ralliés contre ce verrou d’Internet. Des manifestations sont en cours dans plusieurs villes aujourd’hui; au même moment, des milliers de gens s’activent en ligne, utilisant Internet pour dire non au verrou d’Internet.
Les politiciens et les faiseurs de loi ont l’opportunité de placer le Canada sur la carte en tant que chef de file dans l’ouverture d’Internet et son abordabilité. Mais ils doivent savoir que nous sommes avec eux s’ils résistent aux lobbys des mégacorporations. Leur approche est régressive: elle suffoque la liberté de choix sur Internet et est tout simplement injuste.
P.S. Merci beaucoup de vous lever pour vos droits numériques. C’est extraordinaire de voir les Canadiens, comme nos pairs mondiaux, utiliser Internet pour sauver Internet.
[1] « Stop Online Piracy Act » (SOPA) est un projet de loi américain qui, aux côtés de sa sœur le projet de loi PIPA, est conçu pour bloquer les sites étrangers qui sont associés à la violation du droit d’auteur. SOPA aurait permis à un juge d’ordonner à un fournisseur de services Internet de bloquer un site web et les liens vers ce dernier, y compris les liens des sites Web tels que Google, Wikipedia, ou Reddit. Cela aurait eu pour effet de donner au gouvernement des États-Unis et à des sociétés privées le pouvoir de paralyser les sites qui auraient fait tout usage non autorisé de contenu protégé par copyright (sans nécessairement qu’il y ait de preuve concluante).
[2] L’accord commercial « Anti-Counterfeiting Trade Agreement » (ACTA) est un traité international sur la propriété intellectuelle mis en application, principalement en raison des pressions exercées par les grandes corporations en Europe et aux États-Unis. Bien qu’il n’y ait que peu d’information publique au sujet de l’ACTA, il est clair que son but sera de cibler la « distribution par Internet et la technologie de l’information ». Selon l’EFF, l’ACTA soulève de sérieuses préoccupations potentielles pour la vie privée et les libertés civiles pour l’innovation, et la libre circulation de l’information par le commerce légitime. Pour les pays en développement, l’accord menace la possibilité de choisir des lois qui s’accordent le mieux avec les priorités domestiques et le niveau de développement économique.
[3] L’accord « Trans-Pacific Partnership » (TPP) est un accord commercial multinationial qui réécrirait les règles mondiales en matière d’application de la propriété intellectuelle, et en tant que tel pourrait limiter l’avenir de l’Internet ouvert. Actuellement, les négociateurs américains font pression pour inclure des mesures sur le droit d’auteur qui sont beaucoup plus restrictives que celles actuellement requises par les traités internationaux (y compris ACTA). Pour plus d’information, consultez le document d’information de l’EFF ici.
[4] Les géants médiatiques font pression pour ajouter au projet de loi C-11 le pouvoir de retirer un site web ou une application d’Internet, sans avoir à prouver que leurs droits d’auteur ont effectivement été violés.
[5] Plusieurs des lois proposées incluent des dispositions qui signifient que les accusés (pas nécessairement condamnés) “récidivistes” pourraient perdre leur accès à Internet.
[6] Faisant référence à la « disposition de facilitation », un description trop vague qui pourrait augmenter le risque légal encouru par les sites légitimes qui hébergent du contenu généré par des utilisateurs. Ces sites, y compris YouTube, Wikipedia, Flickr, et plus, pourrait être pénalisés pour avoir hébergé du contenu appartenant aux grandes corporations médiatiques.
[7] La section sur les « verrous numériques » des disposition du projet de loi C-11 pourraient criminaliser des pratiques courantes dans lesquelles la plupart des gens se sont engagés pendant des années. En bref, les entreprises peuvent ajouter des « verrous » au logiciel ou au matériel, et quiconque les transgresse, que ce soit pour partager du contenu ou pour modifier le produit qu’ils possèdent, enfreindrait la loi. Pour en savoir plus, lisez l’analyse de Peter Nowak ici. La citation de Michael Geist peut être trouvée ici.
Dans plusieurs nations européennes hier des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre la signature d’un traité international controversé l’ACTA(Anti-Counterfeiting Trade Agreement ou en français Accord commercial relatif à la contrefaçon (ACRC)), qui vise à lutter contre le piratage de produits et de contenus soumis aux droits d’auteur. Alors que le Japon, l’Australie, le Canada et les États-Unis font partie des nations ayant signé le traité à l’automne, plusieurs pays européens n’ont pas encore signé l’entente et de plus en plus de mouvements d’opposition se font sentir.
Parmi les craintes des opposants notons la possibilité de surveillance des activités en ligne digne de Big Brother et l’obligation des FAI (fournisseurs d’accès Internet) à fournir aux supposées victimes de piratage les coordonnées des supposés pirates.
Plus de 25 000 personnes ont bravé le froid en Allemagne samedi, environ 4 000 en Bulgarie dont certaines portant le fameux masque de Guy Fawkes utilisé entre autres par le groupe Anonymous. Des manifestations ont également eu lieu à Prague, Paris, à Warsaw, en Roumanie et en Croatie, entre autres.
Déjà à la fin de cette semaine, l’Allemagne faisait part de ses réserves face au traité et annonçait son intention de ne pas le signer pour le moment.
ACTA : Voici un communiqué publié par le député européen Kader Arif, suite à sa démission de sa fonction de rapporteur d’ACTA au Parlement. Diffusé sur le site des députés Français au Parlement européen, le texte se lit comme suit :
La Commission européenne a signé aujourd’hui (26 janvier 2012), au nom de l’Union européenne, l’accord commercial anti-contrefaçon, l’ACTA.
Je tiens à dénoncer de la manière la plus vive l’ensemble du processus qui a conduit à la signature de cet accord : non association de la société civile, manque de transparence depuis le début des négociations, reports successifs de la signature du texte sans qu’aucune explication ne soit donnée, mise à l’écart des revendications du Parlement Européen pourtant exprimées dans plusieurs résolutions de notre assemblée.
En tant que rapporteur sur ce texte, j’ai également fait face à des manœuvres inédites de la droite de ce Parlement pour imposer un calendrier accéléré visant à faire passer l’accord au plus vite avant que l’opinion publique ne soit alertée, privant de fait le Parlement européen de son droit d’expression et des outils à sa disposition pour porter les revendications légitimes des citoyens.
Pourtant, et chacun le sait, l’accord ACTA pose problème, qu’il s’agisse de son impact sur les libertés civiles, des responsabilités qu’il fait peser sur les fournisseurs d’accès à internet, des conséquences sur la fabrication de médicaments génériques ou du peu de protection qu’il offre à nos indications géographiques.
Cet accord peut avoir des conséquences majeures sur la vie de nos concitoyens, et pourtant tout est fait pour que le Parlement européen n’ait pas voix au chapitre. Ainsi aujourd’hui, en remettant ce rapport dont j’avais la charge, je souhaite envoyer un signal fort et alerter l’opinion publique sur cette situation inacceptable. Je ne participerai pas à cette mascarade.