David Brown – Comment un journaliste et auteur utilise Evernote pour écrire son dernier roman

David Brown est journaliste professionnel depuis 2008. Il est correspondant pour The Atlantic et travaille par ailleurs pour The Week et Mental Floss. Auteur de trois ouvrages, son dernier ouvrage, Deep State: Inside the Government Secrecy Industry (publié le 1er Avril 2013), a été écrit en deux ans. Il utilise Evernote, n’importe où: sur son Mac, son iPhone et son iPad.

Il aime particulièrement son Livescribe Pen pour écrire sur papier et sauvegarder automatiquement mes notes Evernote, ainsi que ifttt pour garder toutes mes applis synchronisées, en utilisant Evernote comme un point central.

J’utilise Evernote pour … écrire des articles et des livres, me documenter

J’ai commencé à écrire à temps plein en 2008 et j’ai utilise toujours utilisé Evernote, au point que je ne me souviens même pas d’un avant Evernote! Je l’utilise tellement qu’il est intégré à mon quotidien, invisible. Je rassemble tout dans mon compte Evernote, depuis les recettes de cuisine jusqu’aux notes pour mon prochain article. Je viens de terminer mon dernier livre – un projet sur lequel j’ai travaillé pendant deux ans – et Evernote m’a accompagné à chaque étape de sa rédaction.

Pour tout ce qui n’a pas rapport à la fiction

Pour mon dernier livre, une œuvre de fiction, j’ai passé beaucoup de temps à faire des recherches à la bibliothèque, lieu où je réalise le plus gros du travail. Quand on écrit sur la CIA, comme dans mon cas, accéder à tout un tas de documents papier est un must. J’ai compulsé environ 40 libres, c’était un projet colossal. Souvent, j’ai réellement besoin que d’une ou deux pages par livre, donc j’utilise Evernote pour faire une capture photo de la page en question ou de la couverture, j’enregistre tout dans Evernote et ensuite je sais exactement comment retrouver mes informations au bon moment pour mon manuscrit. Au lieu de tout photocopier, je peux immédiatement enregistrer les pages dans mon compte Evernote et disposer de ce contenu où je veux et quand je veux. Cela dit, je fais la plupart de mes recherches sur le Web et pour cela Web Clipper est une aide très précieuse pour enregistrer et conserver tout ce que je trouve. Mes travaux documentaires, mes notes d’interviews et les photos : tout se trouve dans Evernote.

Lorsque vous faites beaucoup de recherches, vous vous retrouvez vite avec une montagne d’informations. J’essaie de garder tout organisé, mais je ne suis pas très doué pour ça. La merveille avec Evernote est que sa capacité de recherche est si puissante qu’elle fait le travail à ma place, je ne perds donc pas de temps avec l’aspect organisationnel des choses. J’ai un carnet pour le livre et je mets des étiquettes partout. Plus j’ai de carnets de notes, plus les choses deviennent difficiles à structurer, donc je préfère avoir un carnet de notes par projet avec des étiquettes qui me permettent de retrouver les informations relatives à n’importe quel sujet. Par exemple, pour un sujet comme “campagnes militaires du 20e siècle” j’ai une étiquette “campagne militaire” et une autre “20ème”. J’aime organiser les sujets par catégories, parce que ça m’aide tant qu’écrivain.

Quand j’arrive à l’étape de l’écriture, je me tourne encore vers Evernote car c’est là que tout ce dont j’ai besoin est concentré. Tout est sauvegardé automatiquement dans Evernote et tout ce qui me reste à faire est de me concentrer sur le travail des mots.

En plus de l’aide qu’il m’apporte pour capturer mes idées et conserver mes recherche, Evernote s’avère d’une aide précieuse pour le travail collaboratif, notamment pour travailler avec mon co-auteur. Lorsque vous impliquez un éditeur et d’autres personnes sur le projet, le travail peut devenir complexe. Aucun n’a de temps à consacrer à l’apprentissage du fonctionnement d’une nouvelle application, je leur suggère donc d’utiliser Evernote pour partager des informations. Tous l’ont chargé et ont appris à l’utiliser de façon totalement intuitive. Comme Evernote est disponible sur toutes les plates-formes la transition a été simple, et j’étais content que tout ce qui concernait l’ouvrage soit concentré dans une seule application.

Pour écrire de la fiction

Bien que la plupart de mon travail se situe dans le travail journalistique, j’ai également écrit un roman, et là aussi, Evernote s’est avéré extrêmement utile. Tout romancier traîne avec lui un carnet. Le mien est un Moleskine qui ne me quitte jamais. C’est étrange de voir que l’on pense à quelque chose et qu’on pense : “Je dois me rappeler de ça!” Par exemple, je vais prendre des notes sur des enfants qui jouent, sur l’allure d’un oiseau. Parfois, je prends une photo avec Evernote et j’ajoute une étiquette pour m’y référer plus tard. On ne sait jamais: cela pourrait être utile pour une histoire.

Pour le journalisme

Evernote est, comme on pouvait s’y attendre, mon principal outil pour écrire des articles. Je m’appuie entièrement sur Evernote pour me tenir au fait des dernières tendances de l’actualité, saisir des articles sur lesquels je peux m’appuyer pour écrire un article. Je conserve tous mes articles et parfois même je travaille en double écran, avec mon application ouverte sur l’ordinateur et l’iPad, pour faire des vérifications, des recherches rapides. Avoir toutes mes pages web capturées et annotées pour sortir très vite une référence ou une source est vraiment génial.

Auteur-éditeur : les éléments d’une collaboration nécessaire

Des auteurs, surtout parmi les débutants, reprochent parfois à leur éditeur de ne pas vendre suffisamment. Sans doute pensent-ils que, lorsqu’on se proclame éditeur, c’est qu’on a forcément des capacités de vendeur ? Voilà qui est bien naïf ! Puisqu’un éditeur a des activités commerciales, il est clair qu’il n’est pas plus assuré de vendre que n’importe quel commerçant. Certes, il fera son travail : publicité, diffusion chez les libraires qui lui feront des commandes, etc. Mais tout livre étant un produit sur le marché, il subit la loi du marché comme les autres produits. La clientèle l’achètera donc selon ses envies, qui sont toujours indiscernables, aucun vendeur n’étant télépathe ! Par conséquent, un auteur qui reproche à son éditeur de ne pas assez vendre ses livres est comparable au fournisseur d’un épicier qui lui reprocherait de ne pas assez vendre ses paquets de lessive. Mais oui : telle est la loi du marché !

La meilleure démarche consiste, par exemple, pour un auteur à aller visiter les libraires qu’il connaît et à les inciter à commander son livre à son éditeur. Le libraire pourra ensuite, s’il le désire, contacter l’éditeur et ils finiront sans doute par trouver ensemble un terrain d’entente pour la diffusion. Il est bien évident que, de son côté, l’éditeur peut entreprendre le même genre de démarche, mais aujourd’hui, les libraires choisissent eux-mêmes les livres qu’ils veulent mettre dans leurs rayons et n’acceptent donc plus les envois d’office.

Par ailleurs, si certains éditeurs offrent des exemplaires gratuits à leurs auteurs et disposent d’une diffusion étendue, c’est loin d’être le cas de la majorité. En effet, c’est avant tout une question de moyens ! Très peu nombreux sont les éditeurs qui peuvent assurer de tels avantages. À noter tout d’abord que les éditeurs les plus importants offrent des exemplaires que leur imprimeur leur a offerts, parce qu’ils impriment des stocks importants en offset et qu’il reste toujours, dans ce cas, un certain nombre d’exemplaires non facturés. Mais la plupart des éditeurs, ceux qui ont moins de moyens, impriment en numérique où tous les exemplaires sont facturés.

Enfin, si certains éditeurs modestes demandent aux auteurs d’investir dans l’achat de quelques exemplaires (une vingtaine en général), il ne faut pas s’en offusquer : il s’agit avant tout d’une reconnaissance du travail de l’éditeur. De plus, l’auteur peut revendre lui-même les exemplaires qu’il aura achetés, avec un bénéfice plus intéressant car ils lui seront facturés avec une remise spéciale auteur (environ 30%). Enfin, l’édition étant un partenariat auteur-éditeur, l’auteur peut utiliser ces exemplaires pour effectuer sa promotion personnelle. Il n’y perdra rien en renommée, même s’il doit investir un peu d’argent.

Chacune des deux parties doit donc travailler en fonction de ses moyens. C’est dans cet esprit que toute édition doit s’effectuer.

Thierry Rollet, agent littéraire
Scribo Masque d’Or

Scribo Masque d’Or – Les services de presse, par Thierry Rollet

Les services – ou exemplaires – de presse sont, comme leur nom l’indique, des exemplaires gratuits destinés aux médias : journaux, radios, sites Internet, TV locales ou nationales. Ils sont donc destinés à la publicité et envoyés par l’éditeur aux médias qui acceptent d’en recevoir de sa part, soit habituellement, soit ponctuellement, en fonction de leurs disponibilités [1] ou de leur spécificité [2].

Bien entendu, l’auteur ou l’éditeur n’enverra pas d’office des services de presse (SP) à tel média : il sollicitera d’abord son accord, mesure destinée à s’assurer l’édition d’un article, d’une annonce, voire d’une émission concernant les livres et leurs auteurs.

Les SP ne sont donc pas à envoyer à l’aveuglette. J’ai déjà évoqué, dans un précédent éditorial, l’indifférence de certains médias à gros tirage vis-à-vis des éditeurs de taille modeste : seul, le grand Galligrasseuil a droit à leurs faveurs – en échange de quoi ? Mystère ! Il existe cependant des médias locaux ou diffusés en ligne – un avantage précieux ! – qui acceptent volontiers les SP.

Il convient cependant de ne pas laisser certains professionnels du livre abuser des SP. En tant qu’éditeur, j’ai parfois reçu des demandes de libraires ou de bibliothécaires qui demandaient un SP de tel ouvrage, c’est-à-dire « un exemplaire gratuit pour information de la clientèle ou des usagers. » Un culot monstre ! Ainsi, le libraire sera très satisfait de vendre tel livre qui ne lui aura rien coûté et le bibliothécaire pourra enrichir son fonds sans bourse délier. Il convient, évidemment, de ne pas se laisser « embobiner » par de telles demandes, irrecevables en tant que telles : librairies et bibliothèques doivent acheter les livres qu’elles commandent, c’est la moindre des choses!

Le record de l’indélicatesse en la matière m’est venu d’une bibliothèque d’origine suisse, spécialisée dans les livres en Braille : elle m’avait demandé un SP d’un livre pour le retranscrire en Braille et le mettre ainsi dans ses rayons. Cette bibliothèque entendait donc enrichir son fonds sans frais en profitant de la compassion que l’on peut éprouver pour les malvoyants, tout en s’efforçant au passage de flatter la vanité de l’auteur et de l’éditeur. J’ai refusé courtoisement mais fermement, arguant qu’une traduction ou adaptation d’un livre, sous quelque forme que ce soit, doit faire l’objet d’un contrat en bonne et due forme, accompagnée d’une rétribution que, selon les lois en vigueur, auteur et éditeur doivent se partager par moitié. La bibliothèque n’a jamais répondu, preuve, s’il en est besoin, de sa malhonnêteté notoire !

Tout cela pour vous conseiller, auteurs, de ménager vos SP si vous souhaitez accorder vous-mêmes cette faveur à tel ou tel média. Mieux vaut consulter d’abord votre éditeur afin d’écouter ses conseils. Outre les abus, certains envois de SP peuvent s’avérer redondants, par exemple lorsqu’ils ont un destinataire commun, certains médias pouvant être gérés par le même organisme, voire par un professionnel du livre. Une gestion correcte des SP doit assurer la promotion du livre et non pas détourner des exemplaires sans le moindre profit. C’est dans cet esprit que doivent travailler ensemble auteurs et éditeurs.

Thierry Rollet, agent littéraire
Scribo Masque d’Or

  • [1] Présence d’une rubrique littéraire (générale ou spécialisée), calibrage des articles ou des émissions, etc.
  • [2] Tel média peut être spécialisé dans tel genre littéraire.

Novembre : le mois de la littérature, par Laure Juilliard

logo_frSource : Tourisme Montréal – Le vent frisquet de novembre appelle plus que jamais aux soirées sofa-couverture, une pile de livres à portée de main. Allez découvrir les nouveautés et enrichir votre bibliothèque lors de ces deux événements littéraires originaux et diversifiés : Expozine et le Salon du Livre de Montréal.

Unique et éclectique, Expozine est un salon regroupant les petits éditeurs indépendants anglophones et francophones. Dans une ambiance conviviale où l’odeur de l’encre et du papier vous enveloppe, découvrez une foule de fanzines, bandes dessinées, éditions indépendantes, livres d’artistes, sérigraphies et essais, pour la plupart en quantité limitée ou exclusive, témoignant d’une grande diversité culturelle.

Du 19 au 24 novembre, sous le thème Montréal, francosphère du livre, le 37e Salon du livre de Montréal, le plus grand événement francophone du genre en Amérique du Nord, vous invite à la Place Bonaventure dans son univers composé de milliers d’ouvrages publiés en français à travers le monde. Au programme, six jours de découvertes, des rencontres par centaines, des entrevues, des séances de dédicaces, de l’animation et des activités littéraires. Cette année, neuf invités d’honneur seront au rendez-vous : le philosophe Normand Baillargeon, Richard Béliveau, la poétesse Denise Desautels, Catherine Girard-Audet, Max Lobe, l’auteure à succès Katherine Pancol, l’illustrateur Rémy Simard, le romancier et dramaturge Michel Tremblay, Marie-Jean Vinciguerra et Michel Marc Bouchard. Toute la programmation des activités ici.

Ne manquez pas l’occasion d’enrichir votre culture tout en profitant de la présence de grands auteurs!

Venez à la rencontre des Éditions Dédicaces à l’Expozine
Samedi et dimanche, 15 et 16 novembre 2014 (de midi à 18h00)
5035, rue Saint-Dominique (Église Saint-Enfant Jésus)
entre Laurier et Saint-Joseph. Métro : Laurier

Actualitté – La Courte échelle : Nouvel appel d’offres et des droits d’auteurs en suspens

Toujours à la recherche des mêmes béquilles : les intervenants culturel – pourtant si bien subventionnés depuis des années – se fient encore une fois sur le Gouvernement pour régler leurs problèmes de gestion ! Mais qui en paiera les frais comme à l’accoutumée ? La réponse est simple : les contribuables… les ouvriers et autres travailleurs, payeurs d’impôt. :-(

Actualitté – Suite à la faillite, une demi-douzaine d’offres de rachat pour les éditions La Courte échelle aurait été déposée au matin de l’assemblée des créanciers, le 31 octobre. Mais visiblement sans convaincre, car un nouvel appel d’offres a été lancé ce mardi. La question des droits d’auteur, alors que des milliers de dollars restent impayés sur les ventes 2013-2014, s’invite à Ottawa. Louis Plamondon, du parti Bloc québécois, a demandé des comptes au gouvernement Harper, l’accusant d’être sourd aux plaintes de la culture québécoise.

Face à l’assaut de Plamondon, la ministre du Patrimoine canadien, Shelly Glover, aurait botté en touche, préférant promouvoir la façon dont son gouvernement soutient « la création, la présentation, la publication et la distribution des arts et de la culture à travers le pays ». Ce qui ne change pas grand-chose au fait que 130 écrivains et illustrateurs n’ont pas touché leurs droits d’auteur, une somme qui s’élèverait à 320.000 dollars, selon certaines estimations.

Le problème est que la Loi fédérale sur la faillite et l’insolvabilité a préséance sur la loi québécoise concernant le statut des artistes, qui régit les contrats d’auteurs. Ainsi, en cas de faillite d’une maison d’édition, les auteurs risquent de perdre le contrôle de leurs œuvres, dont les droits pourraient passer aux nouveaux acquéreurs, sans le consentement des créateurs.

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