Scribo Masque d’Or – Les services de presse, par Thierry Rollet

Les services – ou exemplaires – de presse sont, comme leur nom l’indique, des exemplaires gratuits destinés aux médias : journaux, radios, sites Internet, TV locales ou nationales. Ils sont donc destinés à la publicité et envoyés par l’éditeur aux médias qui acceptent d’en recevoir de sa part, soit habituellement, soit ponctuellement, en fonction de leurs disponibilités [1] ou de leur spécificité [2].

Bien entendu, l’auteur ou l’éditeur n’enverra pas d’office des services de presse (SP) à tel média : il sollicitera d’abord son accord, mesure destinée à s’assurer l’édition d’un article, d’une annonce, voire d’une émission concernant les livres et leurs auteurs.

Les SP ne sont donc pas à envoyer à l’aveuglette. J’ai déjà évoqué, dans un précédent éditorial, l’indifférence de certains médias à gros tirage vis-à-vis des éditeurs de taille modeste : seul, le grand Galligrasseuil a droit à leurs faveurs – en échange de quoi ? Mystère ! Il existe cependant des médias locaux ou diffusés en ligne – un avantage précieux ! – qui acceptent volontiers les SP.

Il convient cependant de ne pas laisser certains professionnels du livre abuser des SP. En tant qu’éditeur, j’ai parfois reçu des demandes de libraires ou de bibliothécaires qui demandaient un SP de tel ouvrage, c’est-à-dire « un exemplaire gratuit pour information de la clientèle ou des usagers. » Un culot monstre ! Ainsi, le libraire sera très satisfait de vendre tel livre qui ne lui aura rien coûté et le bibliothécaire pourra enrichir son fonds sans bourse délier. Il convient, évidemment, de ne pas se laisser « embobiner » par de telles demandes, irrecevables en tant que telles : librairies et bibliothèques doivent acheter les livres qu’elles commandent, c’est la moindre des choses!

Le record de l’indélicatesse en la matière m’est venu d’une bibliothèque d’origine suisse, spécialisée dans les livres en Braille : elle m’avait demandé un SP d’un livre pour le retranscrire en Braille et le mettre ainsi dans ses rayons. Cette bibliothèque entendait donc enrichir son fonds sans frais en profitant de la compassion que l’on peut éprouver pour les malvoyants, tout en s’efforçant au passage de flatter la vanité de l’auteur et de l’éditeur. J’ai refusé courtoisement mais fermement, arguant qu’une traduction ou adaptation d’un livre, sous quelque forme que ce soit, doit faire l’objet d’un contrat en bonne et due forme, accompagnée d’une rétribution que, selon les lois en vigueur, auteur et éditeur doivent se partager par moitié. La bibliothèque n’a jamais répondu, preuve, s’il en est besoin, de sa malhonnêteté notoire !

Tout cela pour vous conseiller, auteurs, de ménager vos SP si vous souhaitez accorder vous-mêmes cette faveur à tel ou tel média. Mieux vaut consulter d’abord votre éditeur afin d’écouter ses conseils. Outre les abus, certains envois de SP peuvent s’avérer redondants, par exemple lorsqu’ils ont un destinataire commun, certains médias pouvant être gérés par le même organisme, voire par un professionnel du livre. Une gestion correcte des SP doit assurer la promotion du livre et non pas détourner des exemplaires sans le moindre profit. C’est dans cet esprit que doivent travailler ensemble auteurs et éditeurs.

Thierry Rollet, agent littéraire
Scribo Masque d’Or

  • [1] Présence d’une rubrique littéraire (générale ou spécialisée), calibrage des articles ou des émissions, etc.
  • [2] Tel média peut être spécialisé dans tel genre littéraire.

Novembre : le mois de la littérature, par Laure Juilliard

logo_frSource : Tourisme Montréal – Le vent frisquet de novembre appelle plus que jamais aux soirées sofa-couverture, une pile de livres à portée de main. Allez découvrir les nouveautés et enrichir votre bibliothèque lors de ces deux événements littéraires originaux et diversifiés : Expozine et le Salon du Livre de Montréal.

Unique et éclectique, Expozine est un salon regroupant les petits éditeurs indépendants anglophones et francophones. Dans une ambiance conviviale où l’odeur de l’encre et du papier vous enveloppe, découvrez une foule de fanzines, bandes dessinées, éditions indépendantes, livres d’artistes, sérigraphies et essais, pour la plupart en quantité limitée ou exclusive, témoignant d’une grande diversité culturelle.

Du 19 au 24 novembre, sous le thème Montréal, francosphère du livre, le 37e Salon du livre de Montréal, le plus grand événement francophone du genre en Amérique du Nord, vous invite à la Place Bonaventure dans son univers composé de milliers d’ouvrages publiés en français à travers le monde. Au programme, six jours de découvertes, des rencontres par centaines, des entrevues, des séances de dédicaces, de l’animation et des activités littéraires. Cette année, neuf invités d’honneur seront au rendez-vous : le philosophe Normand Baillargeon, Richard Béliveau, la poétesse Denise Desautels, Catherine Girard-Audet, Max Lobe, l’auteure à succès Katherine Pancol, l’illustrateur Rémy Simard, le romancier et dramaturge Michel Tremblay, Marie-Jean Vinciguerra et Michel Marc Bouchard. Toute la programmation des activités ici.

Ne manquez pas l’occasion d’enrichir votre culture tout en profitant de la présence de grands auteurs!

Venez à la rencontre des Éditions Dédicaces à l’Expozine
Samedi et dimanche, 15 et 16 novembre 2014 (de midi à 18h00)
5035, rue Saint-Dominique (Église Saint-Enfant Jésus)
entre Laurier et Saint-Joseph. Métro : Laurier

Actualitté – La Courte échelle : Nouvel appel d’offres et des droits d’auteurs en suspens

Toujours à la recherche des mêmes béquilles : les intervenants culturel – pourtant si bien subventionnés depuis des années – se fient encore une fois sur le Gouvernement pour régler leurs problèmes de gestion ! Mais qui en paiera les frais comme à l’accoutumée ? La réponse est simple : les contribuables… les ouvriers et autres travailleurs, payeurs d’impôt. :-(

Actualitté – Suite à la faillite, une demi-douzaine d’offres de rachat pour les éditions La Courte échelle aurait été déposée au matin de l’assemblée des créanciers, le 31 octobre. Mais visiblement sans convaincre, car un nouvel appel d’offres a été lancé ce mardi. La question des droits d’auteur, alors que des milliers de dollars restent impayés sur les ventes 2013-2014, s’invite à Ottawa. Louis Plamondon, du parti Bloc québécois, a demandé des comptes au gouvernement Harper, l’accusant d’être sourd aux plaintes de la culture québécoise.

Face à l’assaut de Plamondon, la ministre du Patrimoine canadien, Shelly Glover, aurait botté en touche, préférant promouvoir la façon dont son gouvernement soutient « la création, la présentation, la publication et la distribution des arts et de la culture à travers le pays ». Ce qui ne change pas grand-chose au fait que 130 écrivains et illustrateurs n’ont pas touché leurs droits d’auteur, une somme qui s’élèverait à 320.000 dollars, selon certaines estimations.

Le problème est que la Loi fédérale sur la faillite et l’insolvabilité a préséance sur la loi québécoise concernant le statut des artistes, qui régit les contrats d’auteurs. Ainsi, en cas de faillite d’une maison d’édition, les auteurs risquent de perdre le contrôle de leurs œuvres, dont les droits pourraient passer aux nouveaux acquéreurs, sans le consentement des créateurs.

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Actualitté : Une mise en faillite atterrante des éditions de la Courte échelle (Québec)

Actualitté : Cette semaine, triste nouvelle au Québec : les éditions La Courte Échelle, éditeur jeunesse situé au Québec, se trouvent dans une difficile situation financière. Au 23 septembre, l’ensemble des employés ont été mis à pied, avec les salariés des filiales de la maison. Retours massifs et changements intempestifs de distributeurs ont contraint Hélène Derome, la directrice, à se placer sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.

La nouvelle a provoqué une vive inquiétude dans le monde du livre québécois : avec 700 titres, s’était installée dans le paysage éditorial depuis 35 ans. « Pour l’instant, j’aimerais faire en sorte que ça puisse continuer sous une forme ou une autre. [...] La première préoccupation, ce sont les auteurs : on doit s’assurer que les œuvres perdurent et soient protégées », déclarait la directrice.

Et ce sont les auteurs qui réagissent tout particulièrement. L’Union des écrivaines et des écrivains québécois se dit « atterrée par la nouvelle de la mise en faillite » de l’éditeur. La Courte échelle avait donné « un essor sans précédent à la littérature jeunesse. La nouvelle sème la consternation à l’heure où le milieu du livre connaît d’importantes difficultés ».

Une mise en faillite représente une perte importante « pour des dizaines et des dizaines d’auteurs qui ont publié avec assiduité à la courte échelle et se retrouvent sans éditeur », poursuit l’UNEQ. D’autant plus que la Courte échelle avait constitué un très honorable catalogue, également dans le domaine scolaire, faisant connaître des écrivains sur le territoire québécois, mais également partout dans le monde.

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Guy Boulianne offre gratuitement son recueil de poésie « Avant-Propos d’un prince fou » jusqu’au 31 décembre 2014 (en téléchargement)

Avant-Propos-Cover-aAvant de devenir lui-même un éditeur, Guy Boulianne débuta sa carrière artistique en tant que poète. En effet, il commença à écrire ses premiers poèmes de façon très sérieuse à partir de l’âge de 18 ans dans le but de les publier et d’entreprendre une carrière dans le milieu des arts. Deux ans plus tard, le 1er octobre 1983, il publiait son tout premier recueil de poésie intitulé « Avant-Propos d’un prince fou », qu’il auto-édita avec ses économies personnelles et qu’il lança à l’Université du Québec à Montréal. C’était pour lui le début d’une longue carrière qui se poursuit toujours aujourd’hui.

Peu de temps après le lancement de ce premier opus, il rencontra le peintre Pierre Corbin qui était alors le directeur de la galerie Frère Jérôme à Montréal. Il devint rapidement son acolyte et se lança dès lors dans l’art pictural abstrait. Plusieurs oeuvres de Guy Boulianne furent exposées et vendues auprès de collectionneurs privés. Ce fut une époque très intense au niveau créatif, alors que la bohème et tous les grands artistes de l’époque se donnaient rendez-vous, tels que l’artiste-peintre Frère Jérôme, le sculpteur Armand Vaillancourt, la poétesse et comédienne Janou Saint-Denis, le poète et compositeur Raôul Duguay, le compositeur Pierre Nadeau (le Gros Pierre) et bien d’autres encore… Guy Boulianne était très actif lors des différents événements culturels comme les lectures publiques à la Place aux Poètes et les performances en direct, dont celles qui eurent lieu aux Foufounes Électriques, à Montréal.

Dès 1983, à l’âge de 20 ans, Guy Boulianne devint l’un des administrateurs du Regroupement des Auteurs-Éditeurs Autonomes. Il prit alors en charge la conception et la réalisation de l’émission télévisée Écriture d’ici chez Vidéotron. Plus tard, il conçut et réalisa l’émission télévisée Plume et pinceau, dans laquelle plusieurs artistes de renom tels que la chanteuse Pauline Julien, le cinéaste Claude Jutra, le comédien Jean-Marie Da Silva, le Frère Jérôme, l’artiste de cabaret Jean Guilda étaient interviewés dans le confort de leurs salons.

En 1987, Guy Boulianne publia lui-même un second recueil de poésie, intitulé « La bataille des saints ». Plus tard, son nom fut inscrit dans le Dictionnaire des poètes d’ici, de 1606 à nos jours, dirigé par Marc-Aimé Guérin et Réginald Hamel, publié chez l’éditeur scolaire Guérin (Québec, Canada).

Un jour, Guy Boulianne décida d’ouvrir sa propre galerie d’art, Imagine, cela après que la galerie Lézart ait pris la relève de la galerie Frère Jérôme durant trois ans. Située sur le boulevard Saint-Laurent, en plein cœur de Montréal, cette galerie était le lieu d’un intense bouillonnement culturel, où les artistes se rencontraient régulièrement pour des happenings les plus fous et les plus dynamiques. La galerie d’art Imagine fut l’objet de plusieurs reportages dans les médias écrits tels que l’hebdomadaire Voir, la Gazette et le Journal de Montréal, ainsi qu’à la télévision nationale, par exemple chez TVA et MusiquePlus.

Après la fermeture de sa galerie d’art en 1990, Guy Boulianne décida de se retirer du domaine public pour se consacrer à des recherches sur l’aspect caché de l’histoire. À partir de ce moment, il s’entoura de livres et explora la mémoire collective et individuelle. Ces recherches l’amenèrent à séjourner en Europe, plus particulièrement en France et en Belgique, ce qui lui permit de renforcer ses pensées. Il séjourna dans plusieurs lieux véritablement mythiques tels que l’abbaye d’Orval, la forêt de Brocéliande et Rennes-le-Château.

À son retour au Québec, il décida de se replonger dans le monde des arts et de créer deux galeries d’art virtuelles (Third Millenium Gallery et Art Investors) dans lesquelles étaient présentés des artistes d’envergure internationale. En 1996, il édita un recueil collectif dans lequel il rassemblait plusieurs auteurs québécois et européen de très grand talent. Ce livre, intitulé Acacia, fut l’objet d’une tournée en France où il était présenté dans une douzaine de villes à travers l’Hexagone. En 1997, il fonda en France le Conseil Franco-Québécois de la Culture qui avait pour objectif de développer les échanges culturels entre la France et le Québec. Deux ans plus tard, il ouvrit une antenne de cette même association au Québec.

Au mois de novembre 2005, Guy Boulianne devint pendant plus de trois ans l’éditeur en chef des éditions Mille Poètes LLC (dans l’état du Delaware, aux États-Unis). Il y diriga tous les aspects de l’entreprise : développement, marketing, édition, graphisme, conception web et plusieurs autres secteurs. Deux ans plus tard, en 2007, il se remit à l’écriture et publia le récit surréaliste « Les Biflides se souviennent » ainsi que le court essai historique « Le Mont du roi » racontant la quête du Saint Graal d’hier à aujourd’hui. Il participa aussi, en 2009, en tant que poète, à l’anthologie française Rêves de Poésie (Les Dossiers d’Aquitaine) en y publiant son plus célèbre poème intitulé « Préface aux dirigeants« .

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Au mois de mars 2009, Guy Boulianne fondait enfin les Éditions Dédicaces à Montréal, au Québec. La maison d’édition connut dès lors un succès fulgurant et se fit connaître très rapidement à l’échelle internationale. Elle participa dès le début à plusieurs salons du livre au Québec, en France, en Suisse et aux États-Unis. Parmi les auteurs publiés aux Éditions Dédicaces, on retrouve notamment Francine Minville, Jean-François Capelle, Thierry Rollet, Marc Feuermann, Jean-Pierre Makosso, Georges Botet Pradeilles, Jean-Louis Riguet, Jean-Yves Fortuny, Jean-Patrick Mallinger, Pascal Renaudineau, Bernadette Cornette et Marie Laure de Shazer.

Cinq ans plus tard, une branche est ouverte dans l’État du Delaware, aux États-Unis, afin d’apporter encore plus d’expansion à la maison d’édition au sein du milieu littéraire anglo-saxon. Plusieurs contrats sont rapidement signés avec des auteurs en provenance de plusieurs pays dont les États-Unis, l’Angleterre, l’Irlande, la Suède, la Serbie… On y retrouve les auteurs Andreas F. Von Recum (Motorcycle Dreams), Gerald W. Grantham (Redemption for a lonely man), Carol Margaret Tetlow (Out of Practice), Brian Rienzie Wicklin (The story about Rene), Eugene Landon Hobgood (Country Roads. The Internal Life of a Mannish Rascal), Reginald Stott (Heathcity Allegories), Edward J. George (Secrets of Craps and Other Casino Games), Carlos Rubio (Forgotten Objects), Farzana Moon (Poet Emperor of the last of the Moghuls), Aleksandar Krzavac (Media Guy. God Blesses Media, but not Media Professionals), Justin Wilson (The Boy in the Skull Mask) et Danny Gwira (Goju: The Roar of the Tigress. The real self-defense for women only). Plusieurs autres signatures de contrats sont à venir.

Pour terminer, en 2010, Guy Boulianne remportait le Diplôme d’honneur de la francophonie au Concours Europoésie UNICEF, en France. L’année suivante, il créait le Bottin international des professionnels du livre, un réseau social spécialisé s’adressant à ceux qui souhaitent établir des contacts sérieux avec le milieu des professionnels de l’édition. À ce jour, près de 1000 membres y sont inscrits !

C’est donc à un homme de grande expérience que les auteurs confient leurs oeuvres, lorsqu’ils soumettent leurs manuscrits aux Éditions Dédicaces. Il y a maintenant plus de trente ans que Guy Boulianne se consacre coeur et âme aux arts et à la culture, à la littérature et à la poésie. C’est donc quelqu’un de très aguerri, qui en a vu de toutes les couleurs depuis le début de sa carrière professionnelle en 1983. Guy Boulianne souligne lui-même qu’il ne peut « désormais se consacrer qu’aux auteurs qui sont intègres avec eux-mêmes et avec les autres. Des auteurs sérieux avec leur art, et surtout, des auteurs qui ne tentent pas de nuire à autrui dans le seul élan de leur état égocentrique. L’Art ne se bâtissant pas sur l’éphémère, mais bien sur la patience, la tolérance et la longévité ».

C’est donc pour célébrer le 31ème anniversaire de sa carrière et de la publication de son tout premier recueil de poésie, « Avant-Propos d’un prince fou », que Guy Boulianne vous offre celui-ci en téléchargement gratuit jusqu’au 31 décembre 2014. Veuillez cliquez ici pour télécharger ce livre au format PDF.

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