Actualitté – Canada : bilan des ventes papier et numérique de livres

TEXTE INTÉGRAL : La campagne National Reading qui se déroule au Canada vient de mettre à jour quelques chiffres sur les habitudes de lecture du pays. Une perspective entre janvier 2011 et 2012, qui livre des données sur les ventes, mais également sur la circulation des oeuvres dans le pays.

C’est la première année que la NRC comptabilise les ventes de livres numériques. Et pour les ventes de livres anglais dans le pays, l’ebook représente désormais 10 % du chiffre d’affaires. Les bibliothèques publiques, de leur côté, indiquent que 3 % des ouvrages en circulation se font en version numérique. De quoi placer le pays parmi les plus avancés dans l’évolution de la lecture numérique.

Sur l’année, 1.153.081 livres ont été vendus par l’ensemble des détaillants, y compris Indigo Books & Music ou Amazon.ca, et quelques 260 librairies indépendantes à travers le pays. La hausse des ventes de livres en anglais est de 4 % en regard de la même étude de l’an passé. En parallèle, 111.053 livres numériques ont été vendus. Comme aucune autre donnée n’existait auparavant, impossible de savoir ce que cela représente, mais les éditeurs avouent qu’ils ont pu assister eux-mêmes à une véritable augmentation.

Pour les bibliothèques, ce sont 2.141.553 livres qui ont été empruntés depuis les 28 établissements participant à la comptabilisation. 63.196 ebooks ont également été téléchargés depuis les postes des bibliothèques. On comptabilise ainsi une hausse de 8 % pour la circulation des livres papier et de 50 % pour les livres numériques. En tout, c’est une hausse de 9 % pour les établissements qui ont pris part à ces mesures sur les douze mois.

Pour ce qui est des ventes de livres en français, l’année fut bonne, avec + 35 % de ventes. Cependant, le chiffre ne reflète pas vraiment une augmentation du nombre de livres achetés, mais plutôt une augmentation de l’offre. Aucune vente numérique n’avait été réalisée dans le pays, sur les douze derniers mois (voir le communiqué en PDF).

Nous remercions Actualitté pour cette information.

Libre opinion : “Une liseuse numérique des Editions Dédicaces ? Une idée nécessaire”, par Georges Botet Pradeilles

Créer une maison d’édition n’est pas seulement vendre l’écrit au goût du jour pour un profit suffisant. Le produit marchand porté par l’appareil médiatique est souvent convenu et éphémère. Il suffit de relire nos anciens auteurs au sein de la masse des « nouveautés » bien présentées, nommées et opportunes, pour savoir que le talent n‘est pas nécessairement en vitrine. Bien des ouvrages s’effaceront dans ce sort actuel de l’objet « jetable ».

Editer autrement c’est prendre le risque de partager l’envie d’écrire de romanciers, essayistes et poètes méconnus dont la passion est aujourd’hui vouée à rester lettre morte faute d’accéder à nos nouvelles et fugaces amplifications médiatiques. Il fallut jadis du courage pour éditer Montesquieu, Voltaire et Diderot et des ouvrages plus légers.

C’est par le livre que naissent et meurent les civilisations. Les bibliothèques furent toujours ce lieu de culture humaniste, sans frontières ni ostracismes, où la pensée fédératrice et créatrice commune se donne son foyer. Si nous connaissons aussi bien Aristote et la culture Grecque antique, c’est grâce aux musulmans qui la mirent sur papier dont ils tenaient l’usage des Chinois. Avicenne nous transmit ainsi la pensée Grecque qui nous fait encore sens. Dès l’époque Romaine on brûla les livres – patiemment recopiés – contraires à l’ordre établi. L’écrit porte toujours ce souci de progrès spirituel, éthique et esthétique fait de découvertes et de partages incessants d’émotions et de connaissances.

L’aventure s’est ensuite amplifiée autour de ces éditeurs – libraires – distributeurs courageux  qui savaient reconnaître et diffuser les œuvres d’art de toute nature qui condensent et conservent le talent humain toujours quelque peu transgressif des normes du temps.

Nous avons encore des éditeurs qui sont les gardiens des nouvelles déclinaisons de l’invention romanesque, de la vision sociale, de l’émotion poétique. Nos temps matérialistes ne manquent pas d’objets, mais parfois le sens y fait défaut.

Avec la numérisation chaque écran devient bibliothèque. Ce n’est pas nécessairement culture. Chacun doit découvrir là son identité et son appartenance. De nouveaux réseaux se créent. L’éditeur se rapproche de ses auteurs et un nouvel espace d’écriture et de lecture se constitue et appelle ses lecteurs. Si la qualité est invitée on saura y faire Société en bonne intelligence.

Le lecteur des Editions Dédicaces vient à point pour cette jeune entreprise, il est le signe d’une volonté d’exister en toute liberté et indépendance dans un temps où la parole est prisonnière de la norme, des statistiques et de l’épouvantable loi du choix du plus grand nombre. Socrate voyait là se profiler le déclin de la dimension humaine qui s’accomplit dans l’unique et l’original pour peu qu’on lui prête attention.

Une liseuse numérique propre aux Editions Dédicaces ? C’est une volonté de partage intelligent d’une passion. Il est des naissances prometteuses.

______________________________________________________
GEORGES BOTET PRADEILLES, Docteur en Psychologie
Directeur honoraire d’institutions sociales
Président de l’Institut Psychanalyse et Management
Ecrivain et Actionnaire aux Éditions Dédicaces

InternetActu.net : L’avenir du livre… imprimé

InternetActu.net : La lecture de la semaine renoue avec ses vieilles lunes, la chronique de Clive Thompson dans Wired. Là, c’est le numéro de décembre, et le texte s’intitule : “Un nouvel espoir pour les livres”.

“L’ebook (donc le livre numérique) va-t-il tuer le livre imprimé ?” Chaque fois que j’entends cette question, dit Thompson, je pense au “mythe du bureau sans-papier”. Dans les années 80, l’apparition des traitements de texte et des mails ont fait croire à beaucoup de gens que le papier allait disparaître. Pourquoi imprimer un document quand on peut le diffuser par voies électroniques ?

On sait tous ce qu’il en est advenu, dit Thompson. L’usage du papier a explosé : et les entreprises qui se sont mises au mail ont vu leur consommation de papier augmenté de 40 %. Car, même dans un monde d’écrans, le papier offre la seule manière d’organiser et de partager nos pensées. Il faut prendre en considération ce truisme technologique : quand on rend une tâche plus facile, les gens l’exécutent plus souvent. Aujourd’hui que tout employé de bureau a accès à un ordinateur et une imprimante, il peut désigner et distribuer des cartes d’invitations sophistiquées et multicolores ou des présentations reliées en spirale.

“L’impression à la demande” est sur le point de faire la même chose avec les livres. Elle va les garder vivants en les rendant plus bizarres.

Les outils d’impression à la demande, comme l’Expresso Book Machine, ne fait que ce que son nom indique : vous lui donnez un fichier numérique et quelques minutes plus tard, vous avez un livre papier de bonne facture avec une couverture en couleur. Quant aux sociétés d’impressions à la demande comme Lulu ou Blurb, elles fournissent des couvertures cartonnées et des albums photo.

(…..)

Lire la suite sur InternetActu.net >>>>

Actualitté : Pour aider la création, arrêtons d’être obsédés par le droit d’auteur (Neelie Kroes)

Actualitté : À l’occasion de la Foire du livre de Francfort, Neelie Kroes avait déjà expliqué combien la différence entre les taux de TVA pratiqués sur le livre numérique et papier était injustifiée. Ce 19 novembre, la vice-présidente de la Commission européenne enfonce le clou, à l’occasion du forum d’Avignon.

Neelie Kroes pose un constat simple : « Le secteur créatif est une source unique pour la croissance, tout à la fois économique et sociale. » Et cette création, il revient à l’Europe de la préserver, et de soutenir ceux qui l’alimentent. Et pas simplement du simple côté de la protection du droit d’auteur, pourtant essentielle.

La Communauté vise trois points : légal, moral et économique, les trois pans essentiels à une création favorisée. Des aspects que Neelie Kroes soutient et revendique. « Mais demandons-nous si le système de copyright est le bon et unique outil pour atteindre nos objectifs ? Pas vraiment, je le crains. Nous devons continuer de lutter contre le piratage », assure-t-elle, mais les difficultés sont nombreuses et les résultats minces. D’autant plus que nombre d’utilisateurs voient les méthodes non comme des outils de reconnaissance et de gratification, mais comme des moyens de punition.

Du côté économique, le résultat n’est pas non plus franc. D’un côté, la difficulté qui existe à vivre de sa création. De l’autre, la crise qui met les personnes et les États sous pression. De là la nécessité impérieuse de préserver la création, et de l’aider.

(…..)

Lire la suite sur Actualitté >>>>

E-commerce : 7 milliards € dépensés pour les fêtes, le livre pèse 9,1 %

Actualitté : La Fédération ecommerce et vente à distance organisait aujourd’hui une conférence pour présenter les résultats du 3e trimestre. Plutôt excellents. S’appuyant sur les résultats annoncés par 90.000 sites de ventes, la Fevad présente une période en croissance de 2 % en regard du 2e trimestre et 23 % sur un an. Avec 100 millions de transactions effectuées, pour une moyenne de 91 € (en perte de 1 €), la Fevad annonce également qu’en 2012, on comptera plus de 100.000 sites marchands en France.

Internet, forte croissance du commerce

« Sur les 9 premiers mois de l’année, les sites leaders du panel ont vu leur chiffre d’affaires progresser de 12 %. Les ventes d’habillement sont en hausse de 13 %, alors que les ventes de produits techniques enregistrent une augmentation de 7 % en valeur », annonce la Fevad dans son communiqué. Avec le tourisme qui affiche une hausse de 16 % de son activité entre janvier et septembre.

Le livre, produit qui séduit sur internet

En 2010, 8 % des ventes ont été réalisées en ligne, avec 9 millions de Français qui achètent leurs ouvrages en ligne. À cette époque, le commerce de livres papier représentait une augmentation de 800.000 personnes, avec une majorité de neuf – 230 millions de titres. Pour cette période du troisième trimestre, l’institut GfK a assuré que la vente de livres était désormais passée à 9 %, pour cette période. Entre janvier et septembre, l’augmentation est même manifeste, avec 15 % de croissance sur la période.

(…..)

Lire la suite sur Actualitté >>>>

De la légitimité du droit d’auteur et du domaine public

Numerama : Petite réflexion sur le droit d’auteur et le domaine public, ou comment un contrat social vieux de moins de trois siècles a été oublié et perverti en quelques générations… C’est le nouveau slogan de l’UMP, pour la campagne 2012 : “le parti des droits et des devoirs”. L’occasion pour nous de rappeler que s’il faut effectivement un équilibre entre droits et obligations, il serait temps d’ouvrir un grand débat sur le droit d’auteur à l’aune des devoirs des créateurs. Quels sont et quels devraient être, vis à vis de la société, les droits et les devoirs de ceux qui se sont donnés comme profession le fait de créer des oeuvres ?

Ce débat est particulièrement crispant sur la question du domaine public. Nous l’avons ressenti avec une certaine stupeur lors du débat organisé au MaMa 2011 par CD1D, où étaient presque exclusivement présents des professionnels de la musique. Le fait de rappeler qu’une oeuvre appartient par principe non pas à l’auteur mais à la société tout entière, et que c’est par l’effet d’un contrat social (le droit d’auteur) que l’oeuvre est d’abord gérée en exclusivité par l’auteur pendant une période strictement limitée, a été vécu comme un véritable affront d’éffronté par les auteurs, artistes, producteurs et éditeurs présents. C’est pourtant bien cela ; l’oeuvre appartient au domaine public, mais par la loi la société accorde à l’auteur un monopole temporaire dont l’idée originelle était qu’il devait permettre à l’auteur de créer d’autres oeuvres. Le temps de ce monopole, l’auteur touche les droits qui lui permettent de vivre pendant la création de la prochaine oeuvre. Et ainsi de suite.

Depuis, ce principe originel qui reste inscrit dans la construction juridique du droit d’auteur a été totalement oublié par les auteurs et ceux qui les défendent. Surtout, il a été totalement galvaudé. Au point que la durée du monopole est devenu une variable d’ajustement des prestatations sociales, dont on voudrait compenser la pauvreté par un affaiblissement du domaine public.

Dans l’esprit des créateurs professionnels, le domaine public n’est plus vu comme une normalité, mais comme une exception anormale. Comme une forme d’expropriation qu’il faudrait refuser. “Je m’y emploie”, nous répondait presque sérieusement la représentante de la Sacem, Mme Kerr-Vignale, lorsque nous redoutions que dans 400 ans, les oeuvres réalisées aujourd’hui seraient toujours couvertes par le droit d’auteur exclusif, sous l’effet des prolongements successifs. Depuis le Statute of Anne de 1709 (ce qui était hier à l’échelle de l’humanité), la durée du monopole est passée de 14 ans après la création de l’oeuvre à 70 ans après la mort de l’auteur.

(…..)

Lire la suite sur Numerama >>>>>

Fabriquer des livres, quels impacts sur l’environnement ?

En 2011, Terre vivante réalise une Analyse de Cycle de Vie (ACV) de ses livres. C’est la première fois qu’un éditeur en France réalise cette étude. Elle est forte d’enseignements. L’Analyse de cycle de vie (ACV) d’un objet mesure les impacts de cet objet sur l’environnement. L’ACV prend en compte toutes les étapes de la vie du produit, « du berceau à la tombe », c’est-à-dire de l’extraction des matières premières jusqu’à la transformation de l’objet en déchet. Pour les livres, on s’intéresse à chaque stade (de l’exploitation de la forêt jusqu’à la mise au rebut) aux impacts environnementaux : dégradation de la biodiversité, changement climatique, pollutions de l’eau, de l’air et du sol, épuisement des ressources naturelles.

Les résultats comparés entre le même livre imprimé sur du papier pâte vierge PEFC et du papier recyclé montrent assez clairement l’avantage du papier recyclé sur le papier PEFC sur tous les indicateurs sauf sur celui de l’écotoxicité aquatique (en raison du désencrage).

Voir les tableaux comparatifs entre ces deux types de livres.

La fabrication d’un livre – Les grandes étapes

Production de la pâte à papier et du papier

Elle peut se faire à partir de copeaux de bois ou de papier usagé (journaux, prospectus, livres…). La pâte à papier est le plus souvent blanchie avant d’être transformée en une feuille de papier qui va être enroulée sur une immense bobine. La fabrication d’un livre nécessite l’utilisation d’encres et de solvants, de colle pour la reliure.

Prépresse et impression

Avant l’impression : mise en page et numérisation du texte et des images. Réalisation de plaques pour l’impression. Lors de l’impression, de l’encre est déposée sur des plaques qui vont imprimer la feuille de papier. Ces plaques seront ensuite nettoyées puis recyclées.

Façonnage et emballage

Le façonnage consiste à assembler les feuilles imprimées et à les plier pour obtenir des cahiers qui seront ensuite collés, cousus ou agrafés puis reliés à la couverture du livre. Les livres sont ensuite emballés dans des cartons puis acheminés chez le distributeur qui ensuite les amènera jusqu’aux points de vente.

Transport

Il intervient entre les principales étapes de fabrication : de la forêt ou des points de collecte des vieux papiers à l’usine de pâte à papier, puis à l’usine de fabrication de papier, à l’imprimerie, au distributeur et enfin au libraire ou client final.

Le cycle de vie d'un livre

<<< Vous pouvez télécharger le livret de Terre vivante à cette adresse >>>

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 26 followers