Québec et ebook : Ce n’est que le produit qui change de forme

Actualitté : La librairie Mosaïque, basée à Repentigny, au Québec, n’a pas un destin commun : elle a commencé la vente de livres sur internet en 2001, avant d’ouvrir une librairie physique en 2004, avec plus de 16.000 ouvrages.

Dans un constat simple, ce dernier réalise combien le livre numérique devient primordial, lui « dont le potentiel lucratif commence à être exploité ». L’apparition de ce nouveau mode de consommation des livres révèle, selon le libraire, un « bouleversement majeur dans les habitudes de lecture et de consommation littéraire des consommateurs ».

Daniel Painchaud, propriétaire de Mosaïque, librairie indépendante, a décidé de se lancer dans la commercialisation d’ebooks, en proposant un catalogue de 5000 titres. Un fonds qui augmente, bien évidemment. Avec une optique simple : « Ce n’est que le produit qui change de forme. »

Dans un communiqué, le libraire pointe l’ensemble des qualités du livre numérique (disponibilité, fiabilité, facilité de transport, achat au chapitre…). Clément Lagerge, vice-président de De Marque, la société à l’origine de l’application Edne Livres pour iPad, souligne : « L’enthousiasme de Daniel Painchaud et l’excellente collaboration de Thierry Lavallée nous permettent de croire que le site Web de la Librairie Mosaïque sera rapidement une des destinations naturelles pour les acheteurs de livres numériques québécois. »

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Édition québécoise : le livre s’écrit, se vend…

La Presse : À quelques jours du 33e Salon du livre de Montréal, un instantané de l’édition québécoise nous montre une industrie capable de faire face aux défis nationaux et mondiaux. Quand les éditeurs, peu portés à l’allégresse de nature, nous disent que leur industrie va bien, nous aurions tort de ne pas les croire. Chez les grands ou les petits, même son de cloche: le livre québécois, sans parler d’âge d’or, vit des années fructueuses.

«Nous avons des bons écrivains et nous faisons des beaux livres: l’industrie roule bien», nous disait récemment Gaëtan Lévesque après trois années à la présidence de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL). Le cofondateur d’XYZ, passée l’an dernier dans le groupe Hurtubise HMH, est assez convaincu pour se relancer, à 60 ans, dans une nouvelle aventure: Gaëtan Lévesque éditeur.

Pour Hervé Foulon, le président d’Hurtubise HMH, le lecteur québécois n’a jamais eu accès à autant de titres, tant québécois – plus de 6000 nouveautés par année – que français (63 000 nouveaux titres en 2009). «Le dynamisme littéraire se manifeste d’abord dans la relation entre les écrivains et les éditeurs», dira M. Foulon dont la maison fête ses 50 ans cet automne.

L’édition québécoise n’en fait pas moins face à de nombreux défis, économiques, politiques et structurels. Le premier touche le passage à l’ère numérique. «L’émergence de nouveaux marchés implique la mise en place de nouveaux modèles économiques», explique Richard Prieur, le nouveau directeur général de l’ANEL, en soulignant la difficulté que pose la cohabitation de méga-entreprises avec les maillons traditionnels de la chaîne du livre, auteurs, éditeurs, distributeurs, libraires et autres, qu’il faut protéger.

À court terme, le défi consiste à constituer une «masse critique» d’ouvrages québécois disponibles en version numérique. L’agrégateur de l’ANEL, conçu par la firme DeMarque de Québec, contient présentement quelque 3500 livres numérisés, principalement des nouveautés et titres récents (voir le site vitrine.entrepotnumerique.com). Objectif immédiat: doubler ce nombre en numérisant les titres du fonds littéraire québécois, ceux des Aquin, Major, Beaulieu, etc.

Nul ne peut prédire comment se développera le livre électronique et quelle place occuperont les oeuvres québécoises dans ce marché mondialisé (qui doit désormais inclure les livres papier vendus sur l’internet). Pour l’heure, rappelle M. Prieur, le marché du livre au Québec représente 810 millions de dollars, tous genres confondus; les éditeurs québécois détiennent 40 % du marché de la littérature générale et 93 % de celui du livre scolaire. «Les Québécois dépensent cinq fois plus pour les livres que pour le cinéma…»

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Les ebooks québécois débarquent sur iPad

La société québécoise spécialisée dans le livre numérique, De Marque, vient d’annoncer un accord avec Apple permettant aux utilisateurs d”iPad d’accéder à son catalogue d’ebooks comptant pas loin de 3 000 titres.

De Marque n’agit pas en tant que libraire mais en tant qu’intermédiaire. C’est pourquoi, la société a mis en place une plateforme sur laquelle les éditeurs peuvent déposer leurs ebooks. Ceux-ci sont accessibles par les lecteurs via des sites partenaires reliés à la plateforme.

Marc Boutet, le P.D.G. de De Marque déclare à propos de l’IPad : « Il se vend plusieurs centaines de milliers d’iPad par semaine en ce moment, alors ça crée un nouveau marché de ce côté-là ». Selon lui, l’appareil d’Apple devrait « démocratiser le livre électronique en raison du volume d’iPad qui est vendu en ce moment ».

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La Hutte: les livres québécois sur l’iPad

L’application La hutte, permettant la lecture et l’achat de livres numériques québécois et francophones sur iPad, a été dévoilée en exclusivité ce jeudi à Québec.

Pour l’occasion, messieurs Clément Laberge, vice-président Services d’édition numérique de De Marque, et Albert Dang-Vu, président de Mirego, en ont fait la démonstration en primeur aux représentants des médias qui s’étaient réunis au Cercle sur la rue St-Joseph à Québec.

L’iPad d’Apple, qui est disponible depuis le 28 mai au Canada, se positionne déjà comme l’un des plus importants appareils permettant la lecture de livres numériques. Les deux sociétés québécoises ont uni leurs connaissances et leur passion afin de doter les éditeurs francophones d’une application de haute qualité permettant l’achat et la lecture de livres en format PDF, éliminant ainsi les soucis de compatibilité retrouvés avec les autres appareils. Il sera possible prochainement de lire également des livres en format ePub, afin de rejoindre encore plus d’éditeurs et d’offrir de nouvelles fonctionnalités.

« C’est un avantage pour les éditeurs francophones. Avec cette application, ils peuvent maintenant compter sur un mode de distribution dans un marché local bien ciblé, contrairement aux livres disponibles uniquement dans le iBookstore d’Apple qui deviennent difficiles à repérer dans la masse », explique Albert Dang-Vu.

L’application La hutte s’appuie sur la plateforme de distribution numérique qui a été développée en partenariat par De Marque et l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL). Grâce à cette infrastructure, les éditeurs peuvent commercialiser leurs livres sous formes numériques auprès de tous les consommateurs, quel que soit l’appareil utilisé pour faire la lecture.

« Il nous apparaissait indispensable de rendre disponibles les livres publiés par les éditeurs québécois et canadiens-français sur l’iPad dès son lancement. Avec La hutte, il devient possible pour tous les éditeurs de tirer profit de ce nouveau marché, qu’ils publient des romans, des guides de voyage, des ouvrages documentaires ou des albums jeunesse. L’ensemble des libraires québécois pourront aussi profiter des services associés à La hutte et vendre des livres numériques directement à partir du iPad », indique Clément Laberge.

L’application La hutte sera disponible pour téléchargement gratuit dès la semaine prochaine dans le AppStore d’Apple.

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