Gallimard échoue à faire bloquer 767 adresses internet canadiennes

Actualitté : Les oeuvres tombent dans le domaine public, au Canada, 50 ans après la mort de l’auteur. Ce délai est de 70 ans pour la France. Une différence qui est aujourd’hui cause de grande inquiétude pour les éditeurs français, toujours soucieux de préserver leurs catalogues du piratage.

Rien n’interdit à un Canadien, en l’absence de convention internationale avec la France sur le droit d’auteur, de détenir et diffuser sur son territoire des oeuvres que la législation locale estime libres de droit. Le problème est l’accessibilité de ces oeuvres à partir du territoire français, entre les 50 ans et les 70 ans fatidiques.

Estimant qu’Internet ne doit pas impunément permettre ce qu’elles appellent du piratage, les éditions Gallimard ont amorcé en mars 2009 une procédure amiable à l’encontre du site Wikilivre, lui enjoignant par mise en demeure de rendre les oeuvres litigieuses (notamment de Robert Desnos) inaccessibles de France, en vain. Alors l’éditeur s’est tourné vers l’hébergeur, iWeb, lui réclamant une mesure de blocage. Nouvel échec le 7 avril 2009, l’hébergeur estimant qu’il “ne pouvait agir que sur présentation d’une décision de justice valide et reconnue”.

Près d’un an après ces vaines tentatives de règlement amiable à la source, Gallimard a décidé d’attaquer dans l’Hexagone. Et pour ce faire a obtenu du juge des requêtes du Tribunal de grande instance de Paris une ordonnance faisant injonction à 7 fournisseurs d’accès à Internet de bloquer immédiatement aux internautes se connectant de France l’accès à des sites accessibles à 767 (!) adresses internet listées.

Précision : l’ordonnance sur requête est l’une des rares procédures, en France, qui échappe au principe du contradictoire, et permet donc à une partie de solliciter le juge sans en informer la partie adverse. Cette procédure est habituellement utilisée pour un avocat pour forcer un FAI à fournir l’identité d’un client. Mais si cette ordonnance fait grief à la partie adverse, celle-ci peut en demander la rétractation en arguant qu’il est mis en cause et que l’affaire doit être jugée sur le fond.

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Un espoir pour Calibre, distributeur des petits éditeurs ?

Début mai, Calibre annonçait sa liquidation amiable, mettant dans la difficulté près de 120 petites maisons d’édition. Mais un repreneur a peut-être été trouvé. Calibre va peut-être pouvoir continuer son activité. Le Syndicat national de l’édition (SNE), qui avait lancée la société de distribution en 2007 en partenariat avec le Syndicat de la librairie française (SLF), a annoncé récemment qu’un repreneur avait été trouvé. Il s’agit de Pollen Diffusion, créée en 2004 par Benoît Vaillant et spécialisée dans la diffusion des maisons d’édition indépendantes.

Des assurances dans tous les domaines

Maître Isabelle Didier, liquidateur amiable de Calibre, a motivé sa décision en expliquant que « Pollen répond le mieux au souci de qualité service de distribution de la petite édition et au maintien de l’emploi ». Elle a aussi appuyé son choix par le fait que l’entreprise « dispose des plateformes logistiques et des outils techniques lui permettant d’assurer sans délai la reprise de l’activité ».

Une réunion est prévue entre les différentes parties le 5 juillet pour « faire le point » sur « une situation complexe, que nous tentons de dénouer de façon successive, de manière à limiter le préjudice que les uns et les autres pourriez rencontrer », explique l’avocate dans un courrier que s’est procuré notre confrère ActuaLitté.

Un arrangement financier reste à trouver

Mais, comme l’indique également cette lettre, l’issue du processus reste plus qu’incertaine. Le principal point d’achoppement est d’ordre financier. En effet, la société Pollen « n’a pas repris d’engagements sur le passé, à l’exception de la gestion des retours, et n’est donc pas concernée par les dettes antérieures de Calibre ».

Pour que Pollen soit autorisée à reprendre l’activité de Calibre, il faut donc que les créanciers de la société de distribution accepte un arrangement. Dans le cas contraire, l’avocate « sera contrainte d’effectuer une déclaration de cessation des paiements » et « le tribunal du commerce saisi prononcera la liquidation judiciaire de Calibre ».

Source : enviedecrire.com >>>>

Liquidation amiable de Calibre : la petite édition, couteau sous la gorge ?

Actualitté : Début mai, la structure de distribution lancée par le Syndicat National de l’Edition et Syndicat de la Librairie Française avait pris un méchant coup dans l’aile. Et pour cause : l’établissement Calibre était mis en liquidation amiable, avec recherche d’une solution de reprise.

Créé en 2006, Calibre était pourtant bien utile : les petits éditeurs pouvaient passer par son service, et ils étaient 120 à en profiter pour que leurs ouvrages se retrouvent dans les librairies. Cependant, la cessation d’activité en 2009 du CELF, le Centre d’Exportation du Livre Français, avait déjà frappé fort. Et fait mal. Inéluctablement, disent certains, Calibre n’a « pas pu atteindre ses objectifs économiques », déploraient alors le SNE et le SLF.

Arrêter les frais

Ainsi, les deux syndicats ont alors décidé, « dans l’intérêt prioritaire des éditeurs et des libraires qu’ils représentent », de mettre en liquidation à l’amiable la société. Sans pour autant lâcher la petite édition ni la librairie. Et surtout, avec l’espoir de trouver une solution permettant la reprise de l’activité.

« Le SNE est fortement engagé au service de la petite édition : 40% de nos adhérents sont au niveau de la cotisation minimale forfaitaire et pratiquement tous nos nouveaux adhérents depuis 3 ans sont de petites maisons d’édition indépendantes, de création récente », expliquait alors Antoine Gallimard, président du SNE (voir CRL).

C’est alors qu’est arrivé la société Pollen, dont Me Didier, liquidateur de Calibre a finalement accepté la candidature pour la reprise, après examen des offres. Benoît Vaillant, son représentant, a su remporter la mise, attendu que Pollen « dispose en outre des plateformes logistiques et des outils techniques lui permettant d’assurer sans délai la reprise de l’activité » (via SNE).

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Fin de Calibre : Une petite mort pour les petits éditeurs

Par Damien PACCELLIERI, directeur des éditions Écrans : Calibre, société destinée à distribuer les petits éditeurs généralement autodistribués, dont les principaux actionnaires sont la SNE (Syndicat National de l’Édition) et la SLF (Syndicat de la Librairie Française) vient d’annoncer par mail à ses éditeurs, sa mise en liquidation amiable, révélant encore une fois, parmi tant d’autres signes, la crise structurelle qui étreint depuis peu les métiers du livre.

Étant distribué par Calibre comme près de 120 autres éditeurs, la nouvelle risque d’en mettre quelques-uns sur le carreau. Dès lors, une question nous vient en tête : comment cette structure créée à l’origine pour contribuer à la diversité éditoriale et donner un coup de pouce aux plus petites maisons d’édition s’est-elle enferrée avec l’échec ?

Du point de vue de l’éditeur, la raison principale est certainement le fait que la distribution d’un livre (réception des commandes par la structure, facturation au libraire, gestion de la logistique de l’envoi du livre à la librairie puis paiement de l’éditeur) ne peut se passer de la diffusion (faire connaître son livre auprès du libraire par la visite de commerciaux).

Si le petit éditeur vend et communique par diverses manières (auprès d’un public niche, d’amis, d’associations, de professionnels, par la voie du numérique, en communiquant par les réseaux sociaux, les médias, etc.), ce dernier ne peut que rarement se passer d’une diffusion dite « classique », c’est-à-dire par la présence de son livre en librairie.

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L’industrie culturelle n’est plus assez rentable pour HMV

Actualitté : Vendre Waterstone’s pour moins de 70 millions de livres sterling pourrait contraindre le Groupe HMV à négocier avec les créanciers. Une situation économique et humaine inquiétante.

Le groupe HMV a investi dans l’industrie musicale et littéraire, et ses ventes sont en baisse. L’entreprise aurait réalisé trente millions de £ de bénéfices ce trimestre, soit deux fois moins que l’an passé. Le groupe doit rembourser sa dette, évaluée à environ deux-cent-quinze millions de dollars.

HMV ferme cette année plus de soixante magasins et cherche à vendre l’ensemble de la chaîne, soit deux-cent-quatre-vingt-cinq magasins de disques HMV et trois-cent-quatorze librairies Waterstone’s. Le groupe emploierait quatorze mille salariés.

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Avec 40 % des ventes en numérique, les libraires ne survivront pas

Actualitté : Chaque jour ou presque, un nanalyste bien intentionné nous fait part de ses pronostics quant au devenir du livre numérique, au chiffre d’affaires qui en résultera dans les XXX années à venir, et ainsi de suite.

Cette fois, c’est au tour d’Heather Reisman, PDG de Indigo Books, le géant de la librairie au Canada de brosser le tableau de la situation actuelle, et d’établir quelques-unes de ses idées. Ainsi, d’ici à cinq ans, les ventes de livres numériques cannibaliseront 15 % de celles des ventes papier.

Prévisions revues et corrigées

Du moins le croyait-elle voilà encore quelque temps. Aujourd’hui, sa prévision est tout autre. Elle estime que le taux de cannibalisation serait plutôt de l’ordre de 40 % d’ici à cinq ans.

Et pour faire face à cette demande qui va croître, Indigo a déjà mis les pieds dans le plat, en proposant son service, Kobo, qui intègre tout à la fois un lecteur ebook et un ebookstore. Car à la question : Comment les libraires traditionnels pourront-ils survivre dans un monde où une grande partie des ventes ne requiert par de stock, ni de se déplacer dans un magasin, la réponse est simple.

Ils ne survivront pas.

« Dans l’industrie du livre, quand vous êtes dans une situation où vous savez que 40 % de votre entreprise va basculer dans le numérique, vous devez changer », explique-t-elle. Raison pour laquelle Indigo Books a largement abordé le virage numérique, au point de disposer aujourd’hui près de 3 millions de clients à son service Kobo, qui doit sous peu, maintenant, venir envahir l’Europe.

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Rencontre autour du livre numérique – Fnac Digitale Paris

Rencontre avec l’académicien François Lefaudeux, coordinateur de la collection Académie des technologies, ainsi que les premiers écrivains en format numérique, Renaud Chenu, auteur de Porcus Sovieticus (Le Manuscrit) et Dominique Chryssoulis pour Fantaisies d’été (Le Manuscrit). Réalisé à la Fnac Digitale-Odéon Paris le 17 mars 2010.

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