Lecture sur iPad : formatage, ou l’expérience de l’uniformisation

Si l’enthousiasme pour l’iPad est manifeste, quelques défauts persistent, tant dans la machine que pour l’expérience de la lecture. En effet, pour le matériel, la lourdeur de la machine face à un lecteur dédié ne permet pas une prise en main facile ni ergonomique. De même, les rebords de la bête ne sont pas des plus confortables.

Mais la dimension ebook n’est pas non plus à négliger, précise Verlyn Klinkenborg, qui se présente comme un « novice des lecteurs ebook ». Si la lecture de mots sous forme de pixels et celle imprimée sur du papier sont deux choses réellement distinctes, rappelle-t-il, il déplore l’intention du logiciel iBooks de tenter de reproduire l’illusion d’une page de livre papier.

On peut voir les pages tourner, observer celles qui sont dans les coins et qui nous attendent…. « Mais tout cela est faux. Il y a toujours exactement six pages non tournées, peu importe où je suis dans le livre », déplore-t-il. Cela relève du cosmétique, mais atteste d’une négligence plus grande : la finition des ebooks est bien moins authentique.

Du texte au livre… un abîme…

Changer la taille de la police, ou la police elle-même est un confort, certes, mais une trahison du texte originel. Et quand bien même les textes lus par notre petit Verlyn seraient magnifiques, il regrette tout de même une présentation laide du texte. « Je n’ai pas grandi en lisant des textes. J’ai grandi en lisant des livres. La différence est importante. »

Tous les livres sont en effet similaires dans leur présentation : aucune réelle différence d’un ouvrage à l’autre. « Rien ne pouvait être plus éloigné de la vérité », continue le chroniqueur. La faute à une numérisation qui uniformise aseptise et supprime toutes les originalités des oeuvres. Et dans cette profusion, la volonté d’iBooks d’offrir un rendu papier, plus ou moins convaincant, participe à une ‘anonymisation’ des livres.

En outre, découvrant le principe de DRM – ou presque – Verlyn pointe l’impossibilité de partager ses ouvrages, puisque lisibles uniquement sur l’iPad. « Ce n’est pas une bonne chose pour les lecteurs, pour les auteurs, pour les éditeurs, ni pour notre culture. »

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Rédigé par Clément S.
Source : Actualitté

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À propos de Guy Boulianne

Guy Boulianne, auteur et éditeur. Ce dernier a réalisé une quête personnelle, historique, généalogique et symbolique. Il en dévoilera prochainement la teneur dans la rédaction d'ouvrages à paraître.

Publié le 1 juin 2010, dans - eBooks. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. L’ipad doit en effet faire ses preuves. Souhaitons que la recherche fasse des progrès, ce qui me semble fort possible puisque ce nouveau mode de lecture et de conservation des livres n’en est qu’à ses balbutiements.

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